Les Algériens sont toujours en attente d’un règlement de la crise politique qui maintient le pays dans un état de léthargie continu et ce depuis près de quatre mois. Les perspectives d’une solution rapide et consensuelle ne semblent malheureusement pas encore à l’ordre du jour. Sauf une action judiciaire particulièrement active et touchant tous azimuts de hauts responsables du système Bouteflika accaparent aujourd’hui l’actualité suscitant les débats les plus divers. En parallèle, l’impasse politique n’a pas bougé d’un iota. Les différentes initiatives entreprises çà et là ne semblent pas encore susciter le déclic attendu de part et d’autres pour enclencher, enfin, un retour à la normale. L’élection d’un président de la République demeure à l’évidence une priorité pour tous les citoyens. Sauf que la conjoncture extraordinaire dans laquelle se sont retrouvés les Algériens depuis la démission forcée de Bouteflika ouvre la voie à toutes les possibilités. Une conjoncture pareille se présente comme une occasion rare d’imposer un changement véritable de la gouvernance et la reconstruction d’institutions solides qui feront l’Algérie de demain. Et cela la majorité des Algériens en sont conscients et le font savoir chaque vendredi dans la rue. Les Algériens ne voudraient plus revenir au même système d’avant le 22 février qui semble aujourd’hui avoir mis un genou à terre. Ils veulent de véritables garanties, que le passage est bel est bien acté vers un avenir meilleur. Il est évident que les affaires de justice qui accaparent désormais de manière extraordinaire l’intérêt médiatique semblent, au-delà de l’aspect particulièrement spectaculaire, parasiter la nécessité de trouver une solution consensuelle à la crise. La résolution de la crise dans les brefs délais est devenue la nécessité absolue pour ne pas se fragiliser davantage et sauver un tant soit peu un avenir qui, malgré les espoirs les plus fous s’annonce toujours incertain.