C’est aujourd’hui que Saïd Bouteflika et les deux généraux à la retraite, Toufik et Athmane Tartag, anciens responsables des services secrets, seront présentés devant le juge d’instruction près le Tribunal militaire de Blida. Poursuivis pour «atteinte à l’autorité de l’Armée» et «complot contre l’autorité de l’Etat», les trois prévenus ont été arrêtés et mis sous mandat de dépôt par le Procureur de la République près le Tribunal militaire de Blida, le 5 mai dernier. Le jour de leur arrestation, le Parquet militaire avait souligné que «conformément aux dispositions de l’article 11, alinéa 3 du code de procédure pénale et dans le cadre du strict respect de ses dispositions, le Procureur général militaire près la Cour d’appel militaire de Blida porte à la connaissance de l’opinion publique qu’une poursuite judiciaire a été ouverte ce jour, 5 mai 2019, à l’encontre des nommés Athmane Tartag, Mohamed Mediène et Saïd Bouteflika, ainsi qu’à l’encontre de toute personne dont l’implication est établie par l’enquête, pour les chefs d’inculpation d’atteinte à l’autorité de l’armée et de complot contre l’autorité de l’Etat». Le communiqué du Parquet a ajouté que «ces chefs d’inculpation sont prévus dans les articles 284 du code de justice militaire et 77 et 78 du code pénal».
Concernant l’affaire des deux passeports d’Ali Haddad, le verdict est attendu pour aujourd’hui au Tribunal de Saïd Hamdine. Le patron du FCE et du groupe ETRHB est poursuivi pour « faux et usage de faux ». Pour rappel, Ali Haddad a été interpellé, dans la nuit du 30 au 31 mars dernier à 3h au niveau du poste frontalier d’Oum Teboul (El Tarf), alors qu’il tentait de quitter le pays vers la Tunisie. Le Procureur de la République a requis 18 mois de prison ferme assortis d’une amende de 100 000 DA. Dans la même affaire, Hassan Boualem, directeur des titres et des documents sécurisés au ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, a été également accusé et le Procureur a requis la même peine que celle contre Ali Haddad. Lors de l’audition,
M. Hassan Boualem a révélé que 18 000 Algériens ont
deux passeports.