Le déficit énergétique de l’Afrique était au menu des assemblées annuelles de la Banque africaine de développement (BAD), à Malabo (Guinée équatoriale), qui ont vu la présence du ministre des Finances, Mohamed Loukal.
Lors d’un événement consacré aux «partenariats porteurs de transformation : résoudre le déficit énergétique de l’Afrique par le biais d’initiatives régionales», il a souligné que des partenariats stratégiques dans le secteur de l’énergie, encadrés par une expertise de haute qualité de la part de la BAD, seraient un atout majeur pour renforcer l’intégration régionale au sein du continent.
Il a estimé que l’institution financière régionale doit, à cet effet, «jouer un rôle crucial en tant que pourvoyeuse de fonds et catalyseur des bonnes pratiques, en privilégiant les projets énergétiques favorisant l’intégration régionale, en intégrant la question de l’utilisation efficace des ressources dans tous les projets financés par la Banque, et en encourageant l’investissement dans les réseaux d’énergie et leur modernisation, indispensable pour soutenir l’intégration de sources d’énergie renouvelables, afin de garantir la qualité, l’efficacité et la sécurité de l’approvisionnement», indique un communiqué du ministère.
Le ministre a également évoqué les principaux axes de la stratégie énergétique de l’Algérie qui visent à développer une véritable industrie des énergies, notamment renouvelables en vue de s’insérer dans les chaînes de valeur mondiales.
A ce propos, il a cité le cas du mégaprojet de gazoduc Algérie-Nigeria qui, a-t-il souligné, «devrait permettre aux pays africains concernés d’avoir plus de parts dans le marché du gaz européen, à travers un gazoduc de plus de 4 000 kilomètres et une capacité annuelle de 30 milliards m3».
Par ailleurs, l’engagement de l’Algérie pour l’intégration régionale du continent africain a été mis en exergue par le ministre des Finances, dans la capitale de la Guinée équatoriale.
«L’Algérie s’est toujours investie pleinement pour préparer les conditions nécessaires à la réussite de l’intégration africaine, en faisant de cette dernière une partie intégrante de ses différents programmes de développement, où des projets structurants de grande valeur, aussi bien nationale qu’africaine, ont été inscrits», a souligné M. Loukal lors de la 2e session du Conseil des gouverneurs des banques centrales africaines consacrée au dialogue entre le président et les gouverneurs sur la question relative à l’intégration régionale pour la prospérité de l’Afrique.
A ce titre, les projets de la route transsaharienne, reliant Alger à Lagos, la connexion du continent à travers la pose d’une liaison de fibre optique Alger-Lagos, le long de la route transsaharienne,
la signature de l’accord pour la mise en œuvre du mégaprojet de gazoduc Algérie-Nigeria et, enfin, les projets structurants à portée continentale favorisant une
intégration effective dans le domaine des échanges, ont été cité par le ministre des Finances et ex-gouverneur de la Banque d’Algérie.
Ce dernier a également évoqué l’offre algérienne en matière de formation au profit des étudiants africains, au nombre de 5 000 à s’inscrire annuellement dans les universités algériennes.
Ont été mis en exergue les efforts de l’Algérie, qui a contribué à la formation de l’élite africaine en formant des centaines de cadres, chaque année, au niveau des centres de formation spécialisée des institutions publiques (Douanes, Police, Protection civile) souligne le communiqué du ministère.n