Les épreuves du baccalauréat pour la session 2019 concernent un total de 674 831 candidats, selon les chiffres communiqués par le ministère de l’Education nationale. Un nombre en légère baisse comparativement à la session de l’année précédente qui avait enregistré 709 448 inscrits.
Les candidats, entre 411 431 scolarisés et 263 400 libres, sont répartis dans 2 339 centres répartis sur le territoire national alors que 4 226 candidats détenus passeront, eux, les épreuves dans 43 établissements pénitentiaires agréés par le ministère de l’Education nationale en tant que centre d’examen, sous la supervision de l’Office national des examens et concours (Onec). La proclamation des résultats est attendue vers le 20 juillet prochain, selon le département de l’Education nationale qui mise sur un bon déroulement des épreuves.
Selon le premier responsable du secteur, Abdelhakim Belabed, installé depuis la nomination de l’exécutif Bedoui, ce sont les procédures habituelles qui ont été reconduites cette année, à l’instar de la demi-heure supplémentaire et des deux sujets au choix pour chaque matière et filière. Il est prévu que les portes des centres d’examen du baccalauréat ouvrent à 7h30 et que l’entrée des candidats se fasse à 8h alors que les retardataires auront jusqu’à 8h30 pour rejoindre les classes d’examen avec la consignation de leurs noms sur des registres de retard. Les mêmes dispositions sont applicables pour les épreuves de l’après-midi qui débuteront à 15h, avec l’ouverture des portes 30 mn auparavant, et que tout candidat retardataire verra son nom consigné sur un registre prévu à cet effet.
Brouillage anti-fraude
Dans l’objectif de mettre les épreuves du baccalauréat à l’abri de la fraude, qui a marqué les esprits lors des précédentes sessions, les autorités sont passées à d’autres mécanismes de lutte contre la fraude et la triche. Le ministère de la Défense nationale (MDN) a doté, à cet effet, les annexes de l’Onec d’appareils de brouillage, en vue justement de lutter contre la fraude électronique lors de cet examen. Pour le ministre de l’Education nationale, ce genre de mesures coercitives de lutte contre la fraude «a démontré son efficacité et permis de réaliser des résultats positifs ces dernières années, notamment avec la création de l’Organe national de prévention et de lutte contre les infractions liées aux technologies de l’information et de la communication, relevant du ministère de la Justice, doté des moyens juridiques et réglementaires nécessaires».
Par ailleurs, la Direction générale de la Sûreté nationale (DGSN) a mobilisé 18 000 policiers à travers le territoire national pour veiller à la sécurisation de la présente session. Pour sa part, le Commandement de la Gendarmerie nationale a mis en place un dispositif sécuritaire spécial pour garantir le bon déroulement de l’examen.
M. K.