« Cette feuille de route consensuelle est née de compromis, car à l’origine, les positions et perceptions de sortie de crise étaient très différentes. Cette feuille de route consensuelle a le mérite d’exister et d’avoir pu rassembler des courants politiques différents, des associations de différents bords, des conceptions différentes de l’Algérie de demain. Le plus important est que cette feuille de route a acté la nécessité d’une transition démocratique. Elle n’est ni un projet de société ni un projet politique. Elle est une revendication fondée sur une conviction selon laquelle l’Algérie ne pourra pas sortir de la crise politique sans une solution politique. A mon avis, c’est le message essentiel de ce document. Si les conditions objectives sont réunies, il n’y a aucune raison pour que le dialogue avec le pouvoir n’ait pas lieu. Tous les protagonistes sont d’accord pour dire que pour sortir d’une crise politique, il faut nécessairement passer par un dialogue. Ce qui manque, aujourd’hui, ce sont les préalables et les conditions qui fassent qu’il y ait un climat de confiance et que le pouvoir montre qu’il est prêt à dialoguer. »