Le réseau Wassila, une association d’aide aux femmes et enfants victimes de violences et de lutte pour les droits des femmes, a annoncé le boycott de cet évènement. « Après discussions et concertations, nous avons pris cette décision, car nous, qui militons pour l’égalité entre les hommes et les femmes en droits et en devoirs, nous ne pouvons nous inscrire dans une initiative qui, dans sa feuille de route, ne pose pas clairement et sans ambiguïté ce principe politique fondamental et non négociable », peut-on lire sur la page officielle de l’association.
« Nous vivons et participons à un moment historique. Nous marchons tous les vendredis et crions avec nos camarades et les manifestantes ‘’Djazaïr hora democratia’’, depuis le 22 février. Il a donc été important pour nous de ne pas valider cette feuille de route qui nie notre combat et celui de nos aînées. La lutte continue. On ne lâchera rien. Aucune concession ne peut être faite sur nos revendications plus que légitimes d’égalité hommes-femmes pleine et entière », ajoute l’association. Par ailleurs, le manque d’éléments féminins a été décrié par les différents participants à la conférence nationale de la société civile, à l’instar du représentant du mouvement Mouwatana, El Kadi Ihsane, qui n’a pas hésité à dénoncer cet état de fait.