A l’occasion de la journée mondiale du don du sang, le 14 juin de chaque année, le docteur Ali Boussiha, responsable du centre de wilaya de transfusion sanguine de l’hôpital Dr Brahim Tirichine de Sidi Abbaz, a indiqué que « 4107 poches ont été collectées dans le seul centre de transfusion sanguine de l’hôpital Dr Brahim Tirichine de Ghardaïa, le reste, à savoir 1093, l’ont été au niveau des postes de transfusion sanguine (P .T.S.) de Metlili et El Menéa ». « En sus des donneurs réguliers qui font don de leur sang à l’année, nous organisons de grandes opérations de collectes de pochettes de sang lors des journées dédiées au don du sang, en l’occurrence la journée mondiale, la journée maghrébine et la journée nationale lors desquelles sont réalisées les plus grandes collectes notamment grâce à l’afflux des donneurs issus des corps constitués, tels la police, la Protection civile, ainsi que les associations et la société civile qui nous sont d’un grand apport», a ajouté notre interlocuteur. Le docteur Ali Boussiha fait remarquer que « même les hôpitaux de oued Souf et d’Adrar viennent s’approvisionner chez nous en cas de besoin urgent. » Le docteur Ali Boussiha rappelle que le ficher des donneurs de la wilaya de Ghardaïa comporte deux types de donneurs dont 1524 fixes et 628 mobiles sur lesquels l’on peut compter toute l’année. Il se félicite par ailleurs de l’acquisition « d’un congélateur – 40 qui permet de stocker du plasma sur une année ». Mais, fait-il remarquer, « l’idéal serait d’acquérir une clino mobile, c’est-à-dire une station mobile de collecte de sang qui nous rendrait d’énormes services en allant collecter du sang sur la voie publique notamment au niveau des 5 souks hebdomadaires à Ghardaïa. Avec une unité de prélèvement mobile, nous aurons réglé pratiquement tous les besoins même si le plus demandé reste le O + et le A+, le rhésus négatif (A- & O-) ainsi que le AB + et AB – restent rares au niveau de la wilaya de Ghardaïa ». Il appellera dans ce cadre les citoyens à faire le geste qui sauve en donnant son sang. Le docteur Ali Boussiha attire également l’attention sur « l’importance du diagnostic précoce qui permet de déceler des maladies primaires chez des donneurs qui ont été, justement grâce à ce diagnostic symptomatologique, pris en charge et soignés. Pas moins de 29 cas de sujets atteints d’hépatite B ont été décelés et soignés à temps. » En sortant du service de transfusion sanguine, nous avons rencontré une jeune dame de 33 ans qui, entendant sur les ondes de la radio locale, l’appel urgent à un don du sang A- (négatif) pour un accidenté de la route, est venue offrir le sien. «Je n’ai pas hésité une minute, j’habite à Dhaïa Ben Dahoua, à
10 km. Quand j’ai entendu l’appel à la radio, j’ai pris le bus directement. J’espère que ces quelques gouttes de sang sauveront un être humain qui en est dans le besoin. » O. Y.