Après la récente décision du Tribunal fédéral suisse suspendant provisoirement le règlement de l’IAAF, uniquement pour Semenya, les organisateurs avaient annoncé vendredi avoir invité la Sud-Africaine à courir sur sa distance fétiche, dont elle est double championne olympique (2012 et 2016).
Le nouveau règlement, entré en vigueur le 8 mai, stipule que certaines athlètes présentant une différence du développement sexuel (DSD) doivent suivre un traitement pour faire baisser un taux de testostérone élevé qui, selon l’IAAF, leur offre un avantage injuste dans la catégorie féminine. Les athlètes concernées doivent faire baisser leur taux de testostérone pendant six mois consécutifs avant de pouvoir participer à une compétition du 400 m au mile (1 609 m).
Le 29 mai, Caster Semenya avait fait appel devant la justice suisse du jugement du Tribunal arbitral du sport (TAS) qui avait validé, malgré des réserves, ce nouveau règlement de l’IAAF. Le tribunal fédéral suisse avait suspendu provisoirement, le 3 juin, le règlement contesté, autorisant ainsi Caster Semenya à courir sur 800 m, le temps qu’il statue sur le règlement concernant les femmes hyperandrogènes.
La Sud-Africaine, déjà présélectionnée par sa fédération pour participer aux Mondiaux de Doha (27 septembre – 6 octobre), a remporté mardi le 2 000 m du meeting de Montreuil, une distance qui n’est pas visée par le règlement de l’IAAF.
«Ils continuent à parler, je continue à gagner, n’est-ce pas magnifique ?», avait-elle tweeté au lendemain de son succès. Sa prochaine sortie est prévue sur le 3 000 m à Stanford (Californie), le 30 juin.