C’est une nuit mouvementée qu’a vécue mardi dernier le chef-lieu de wilaya à cause d’une bataille rangée, déclenchée par des bandes rivales de délinquants et dealers, parmi lesquels des repris de justice, à cause de psychotropes, selon des sources concordantes. Ainsi toutes sortes d’armes blanches ont été utilisées par les antagonistes qui ont créé, tard dans la nuit, un climat de peur et de panique chez les familles riveraines. Cette situation a nécessité l’intervention musclée des éléments anti émeutes pour mettre fin aux hostilités. D’autre part, un climat de terreur imposé par une bataille rangée entre deux bandes rivales de jeunes délinquants et autres repris de justice a été vécu, également, par la ville de Aïn Beïda, la plus grande agglomération de la wilaya abritant plus de 200 000 habitants. Les jeunes en question ont utilisé des armes blanches, voire même des cocktails Molotov semant ainsi l’inquiétude et la peur chez les citoyens de ces quartiers. Ces batailles rangées et l’anarchie qui s’en est suivie n’ont pas tardé à faire réagir le chef de l’exécutif. Ce dernier n’a pas manqué, mercredi, lors de l’ouverture de la session de l’APW, de dénoncer l’indifférence des parents envers leur progéniture veillant tardivement, l’absence totale et la non-implication des notables, des élus, du mouvement associatif pour mettre fin à ces agissements. Pis, le chef de l’exécutif a déploré énergiquement que des citoyens se sont rassemblés devant le siège de la Sûreté de daïra de Aïn Beïda pour exiger la libération d’un repris de justice neutralisé par les éléments de police, en possession d’une cinquantaine de cocktails Molotov, de quoi incendier la ville entière. Enfin, il importe de rappeler que la ville de Aïn Beïda, dont l’expansion est remarquable a connu lors de la décennie 90 un fort exode rural des populations des bourgades et agglomérations voisines. n