Le Front des forces socialistes (FFS) poursuit ses consultations avec les formations politiques et autres organisations syndicales en vue de la rencontre nationale de dialogue et de concertation que le parti propose comme cadre de « convergence » pour une solution à la crise politique que traverse le pays. Une rencontre a réuni à cet effet, jeudi, le vieux parti de l’opposition et Jil Jadid, selon un communiqué du FFS. « Dans le cadre des consultations politiques engagées par notre parti en perspective d’organiser une rencontre nationale de dialogue et de concertation, une délégation du FFS conduite par Hakim Belahcel, Ahmed Djeddaï, conseiller du secrétaire national, et Nabil Aït Ahmed, SG à la communication, a été reçue par Soufiane Djilali, président de Jil Jadid accompagné de Habib Brahmia chargé à la communication», a précisé la même source. Les discussions « ont traité de la situation politique dans le pays ainsi que des perspectives de transition démocratique et de la construction d’un État de droit », a souligné le FFS. Pour M. Brahmia de Jil Jadid, les discussions ont été une occasion pour débattre de la nécessité de renforcer la position des différentes oppositions qui s’expriment sur la scène nationale évoquant un « espoir » de voir ces courants de l’opposition plaider une proposition commune. Jil Jadid a présenté, par la même occasion, son approche pour une solution de sortie de crise qui commence par la tenue d’une élection présidentielle suivie d’un processus constituant, ajoute le même responsable. Le FFS, pour rappel, a rencontré plusieurs acteurs politiques dont notamment l’ancien ministre des Affaires étrangères Ahmed Taleb Ibrahimi, l’avocat Ali-Yahia Abdenour, Me Mustapha Bouchachi, les représentants du Parti des travailleurs (PT)… Le parti du défunt Aït Ahmed a également rencontré, la semaine passée, les reponsables du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). «Face au statu quo politique que les décideurs de notre pays veulent perpétuer et dans le sillage de la formidable révolution populaire dans laquelle nous nous sommes inscrits et engagés dès son éclosion, notre parti a initié depuis quelques semaines des rencontres de concertation avec les partis politiques, organisations sociales et personnalités nationales», a indiqué le premier secrétaire du FFS, Hakim Belahcel. Ce dernier avait expliqué à Reporters que les échanges politiques entrepris par le parti «sont destinés à expliquer notre initiative politique de sortie de crise pour l’avènement de la deuxième République et, surtout, insister sur la nécessité d’aller vers une conférence nationale de dialogue et de concertation sans préalables, afin de jeter les bases d’un pacte politique consensuel nécessaire pour aborder les prochaines étapes du processus de transition démocratique en Algérie». Il faut noter que le FFS s’est entretenu également ce week-end avec une délégation du Parti pour la laïcité et la démocratie (PLD) conduite par son coordinateur national Hadni Mustapha. Les discussions
« ont traité de la situation politique dans le pays ainsi que des perspectives de transition démocratique et de la construction d’un État de droit », selon le site officiel du FFS.<