Il sera certainement l’une des pièces maîtresses dans l’échiquier du sélectionneur Djamel Belmadi. Ramy Bensebaïni a, dans une interview accordée au site du Stade Rennais pour lequel il évolue, parlé de sa convocation chez les « Fennecs » pour ce qui constitue sa deuxième CAN après celle de 2017 sous les ordres de Georges Leekens. Une aventure qui avait tourné court avec l’élimination dès le premier tour. Cette fois, le joueur formé au Paradou AC compte bien aller plus loin dans le tournoi. Extraits. Rien à envier aux grosses cylindrées. Bensebaïni sait que le groupe de l’EN a les qualités requises pour rivaliser avec n’importe quel autre favori du tournoi africain : « Je pense qu’avant nous il y a des équipes comme l’Égypte et le Sénégal. On arrive peut être derrière. Mais ça ne veut rien dire tout ça », estime le vainqueur surprise de la Coupe de France 2019 face au Paris Saint-Germain. Pour lui, « Il faudra prendre tous les matches au sérieux » même s’il y a d’autres paramètres à gérer. Le volet climatique notamment avec des conditions de jeu atypiques à l’Afrique: « Je n’ai jamais joué en Égypte mais j’imagine que l’on aura de bonnes conditions de football. Parfois en Afrique, les terrains peuvent être différents, le climat également. Des fois, on a du mal à respirer. Mais ce ne sont pas des excuses, si on veut gagner la Coupe, il faut savoir s’adapter à tout. Chaque match sera un combat », a-t-il noté.
« Un honneur de représenter le pays »
Le natif de Constantine disputera la compétition continentale pour la seconde fois. Si le paramètre expérience a changé depuis le Gabon, la fierté de porter la tunique d’ « El-Khadra » est restée intacte : « C’est un honneur de pouvoir représenter mon pays en Coupe d’Afrique. Le peuple algérien vit pour le football et l’équipe nationale. Si on peut lui ramener une deuxième Coupe d’Afrique des Nations, ce serait formidable », reconnaît Bensebaïni. Le gaucher, défenseur central de prédilection mais qui pourrait aussi dépanner dans une position plus excentré, ne vise pas moins que le dernier carré pour cette édition égyptienne et ne cachent pas le fait que lui et ses compatriotes se préparent « pour aller en demi-finale voire en finale » non sans rappeler que « c’est facile de parler, il va d’abord falloir passer par les matches de poule. Il y aura des matches compliqués. Il faudra prendre les points qu’il faut pour se qualifier.» Tout reste à faire pour le Fennecs et ses compères pour que le parcours soit à la hauteur des intentions.M. T.