Le général à la retraite Ali Ghediri a été mis en détention provisoire jeudi pour «atteintes à l’économie nationale et au moral de l’Armée», selon Nabil Maizi, le chargé de communication du staff de campagne du candidat à la présidentielle d’avril dernier, annulée par la suite.

PAR A. LATRECHE et N. BRAHIMI
Tout a commencé mercredi soir, quand Ali Guediri avait été arrêté par des officiers de la Direction de la sécurité intérieure (DSI) avant d’être libéré tard dans la nuit et présenté le lendemain au Tribunal civil de Dar El Beïda, pour comparaître devant le juge d’instruction. «Après avoir été entendu, jeudi, par le juge d’instruction, Ali Ghediri a été écroué à la prison d’El-Harrach», a affirmé à Reporters M. Maizi, qui ne cache pas l’étonnement et la stupéfaction du staff électoral de l’ancien haut officier de l’ANP.
M. Ghediri est accusé de «participation à la remise à des agents étrangers d’informations portant atteinte à l’économie nationale et de participation en temps de paix à un projet visant à porter atteinte au moral de l’Armée afin de nuire à la Défense nationale », a noté M. Maïzi.
«Aucune puissance étrangère n’a été citée clairement dans l’affaire, tandis que pour les accusations liées à l’affaiblissement du moral de l’Armée, aucun fait concret n’a été cité, et je dirais aussi que Ghediri n’a jamais manqué de louer les mérites de l’ANP qu’il a servi pendant 42 ans », a expliqué encore M. Maïzi. Par ailleurs, le tribunal de Chéraga a mis Omar Skander Ould Abbès, fils de l’ex-secrétaire général du FLN, en détention provisoire à l’établissement pénitentiaire de Koléa.
Avec deux autres prévenus, Bouchenak Kheladi Abdellah et Habchi Mohamed, le fils de Djamel Ould Abbès sont accusés «d’implication dans des affaires de corruption». Dans un communiqué destiné à l’opinion publique, conformément aux dispositions de l’article 11 du code de procédure pénale, le Parquet général de la Cour de Tipasa a indiqué que la police judiciaire a présenté, le jeudi 13 juin, trois individus et le dossier d’une instruction préliminaire d’un quatrième individu, en fuite, au parquet de la République près le Tribunal de Chéraga, et ce pour leur implication dans des faits à caractère criminel lors de la période de préparation des élections législatives de 2017. Après avoir dressé un réquisitoire introductif, le Procureur de la République a transmis leurs dossiers au juge d’instruction pour instruire une enquête à leur encontre, a ajouté le communiqué. Il s’agit, poursuit la même source, des deux fils de Djamel Ould Abbès, le nommé Omar Skander en état d’arrestation et placé en détention provisoire, et le nommé El Ouafi Fouad El Bachir, en fuite et faisant l’objet d’un mandat d’arrêt international émis par le juge d’instruction.
En outre, Mourad Oulmi, le patron du groupe Sovac Algérie, et son frère-associé, ont été convoqués par la brigade de recherche de la Gendarmerie nationale pour être interrogés sur de présumés faits liés à « la surfacturation, violation de la réglementation sur les changes et transfert de capitaux».