Ils étaient très nombreux les souscripteurs LPP, des centaines, à manifester, avant-hier jeudi, devant le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville. Venant des différentes wilayas, ils revendiquaient une réponse officielle de la part de la tutelle à leurs revendications. La révision des prix notamment des logements et l’adoption de nouveaux modes de payement, plus accessibles.

Las d’entendre des promesses non tenues, ils ont appelé le ministère à faire participer les médias à la réunion que ce département et suggéré, soit avec le secrétaire général, soit avec le ministre de l’Habitat. «Nous avons transmis oralement et par écrit nos doléances. Nous ne voulons pas d’une autre rencontre dans laquelle on nous fera d’autres promesses. Nous exigeons une réponse, un engagement officiel en présence de la presse», réclament les souscripteurs. Seulement, le ministre étant absent, d’après le chargé de la communication du ministère, ce dernier leur a proposé une entrevue avec le secrétaire général le jour même ou avec le ministre, dimanche prochain. Le ministère refuse, dans les deux cas, la présence de la presse, estimant que cette dernière n’a pas à être présente dans ce type de réunion. «Sans la présence de la presse, nous refusons de rencontrer le secrétaire général et le ministre !», insistent les souscripteurs. Mais le ministère est resté sourd à cette réclamation, provoquant ainsi le courroux des souscripteurs. Ces derniers, indignés, ont traité les pouvoirs publics de voleurs avant de bloquer la rue Didouche-Mourad, coupant ainsi la circulation. Bien que leur rôle se limite au maintien de l’ordre, des membres des forces de l’ordre ont tenté d’amadouer les souscripteurs, les priant d’adhérer à l’une ou à l’autre proposition du ministère. Ce qui a suscité la grogne des souscripteurs. «Sommes-nous ici pour négocier avec le ministère ou bien avec les forces de l’ordre ?», s’interrogent-ils, affligés. Les forces de l’ordre, venues en renfort, ont tout de suite encerclé les manifestants avant d’employer la manière forte pour débloquer la rue. Quelques souscripteurs sont entraînés de force vers les fourgons de la police pour éparpiller la foule. Mais cette dernière a aussitôt réagi, libérant ainsi les «otages» en scandant «silmiya, silmiya». Harassés après des heures passées sous le soleil, les souscripteurs se sont résignés à débloquer la rue et à mettre fin à leur sit-in. «Nous sommes toujours déterminés à ne pas rencontrer le ministre sans la présence des médias. Mais nous allons revenir à la charge. Nous attendrons l’impact de notre manifestation, surtout que la télévision algérienne a couvert l’événement. La démarche à suivre dépendra de cet impact», soulignent les souscripteurs. Ils n’écartent pas l’éventualité de tenir d’autres sit-in devant le siège du ministère de l’Habitat et de saisir la justice au moment opportun. n