L’émissaire de l’ONU en Libye a tenté mardi lors d’entretiens à Tripoli avec les responsables du gouvernement d’union nationale (GNA) de relancer le processus politique, dans l’impasse depuis le début de l’offensive début avril du maréchal Haftar sur la capitale libyenne. Ghassan Salamé s’est entretenu séparément avec le chef du GNA, Fayez al-Sarraj puis avec le vice-Premier ministre Ahmed Meitig, a indiqué la mission de l’ONU en Libye (Manul) sur son compte Twitter. Ses discussions ont porté notamment sur les «moyens de reprendre le dialogue politique», a indiqué la mission de l’ONU sans donner d’autres détails. Après plus de deux mois d’offensive sur la capitale, les troupes du maréchal Khalifa Haftar sont toujours bloquées aux portes de Tripoli et les positions sont figées. Les combats ont fait depuis le 4 avril plus de 653 morts, dont 41 civils, ainsi que plus de 3 500 blessés, dont plus d’une centaine de civils, selon un dernier bilan de l’Organisation mondiale de Santé (OMS).
Les combats ont provoqué le déplacement de 91 000 personnes, selon les chiffres de l’ONU. Les deux camps refusent jusqu’ici de négocier un cessez-le-feu.
Le GNA reconnu par la communauté internationale exige le retrait des forces du maréchal Haftar vers leurs positions initiales, dans le sud et l’est du pays. Le maréchal Haftar, l’homme fort de l’Est libyen, affirme de son côté combattre des «terroristes» et refuse lui aussi de faire marche arrière, synonyme d’une défaite pour lui et ses alliés.<