Après avoir observé, le mois dernier, deux sit-in devant le ministère de l’Habitat, de l’Urbanisme et de la Ville pour faire part de leurs revendications, les souscripteurs LPP reviennent à la charge pour dénoncer sous ses fenêtres le « mutisme » de ce département. Le 15 mai dernier, leurs délégués ont transmis leurs doléances aux représentants du ministre, désignés par ce dernier, exigeant une réponse officielle dans un délai de 15 jours. Mais ce délai étant écoulé depuis longtemps sans avoir obtenu la réponse escomptée, les souscripteurs ont décidé de manifester de nouveau, aujourd’hui jeudi, devant le siège de ce même département. «Lors de notre dernier sit-in, le mois dernier, nous avions sollicité une entrevue avec le ministre. Mais ce dernier ne nous a pas reçus. Le plus important pour nous, actuellement, c’est qu’on réponde à nos doléances et de manière officielle», exigent-ils, précisant que ce sit-in sera marqué par la présence de tous les souscripteurs LPP des différentes wilayas du pays. Les revendications des souscripteurs se résument en 5 points principaux. Ils demandent, tout d’abord, la révision du prix du logement qui a augmenté de 150% depuis 2013. A ce propos, ils soulignent qu’une hausse éventuelle du prix de ce type de logement ne devait pas dépasser les 20% et seulement si les prix des matériaux de construction augmentent. Le prix du mètre carré dépasse actuellement les 90 000 DA, alors qu’initialement, il était de 45 000 DA. Ils revendiquent aussi la révision du mode de paiement. Les souscripteurs sont obligés, en effet, de payer cash ou bien de contracter des crédits avec des taux d’intérêt de 3%. «Nous sommes pour les modalités de paiement en fonction des capacités des souscripteurs, en mensualités par exemple, comme la formule location-vente ou par échelonnement. Nous demandons aussi l’annulation de la TVA sur le logement qui est passé de 7 à 9%. Nous sommes d’ailleurs les seuls souscripteurs à être obligés de payer cette TVA», signalent-ils, appelant à l’amélioration de la qualité de la construction, selon le cahier des charges de cette formule et la clôture et la sécurisation des cités. Ils insistent, par ailleurs, sur la nécessité de revoir les délais des projets en retard et de soumettre des contrats de souscription dans lesquels sont précisés les délais de remise des clés et les actes de propriété. L’annulation ou la modification de l’article 8 du décret exécutif, précisant les conditions de la souscription de cette formule, figure parmi les revendications, pour inclure de nouveau les personnes exclues à cause du fichier national.
Surtout ceux qui ont procédé au paiement du montant total du logement, ou de l’une ou des 2 tranches. «Nous espérons que seront prises en charge nos doléances sera amélioré et qu’il soit remédié aux graves défauts de réalisation dans les cités livrées», confient-ils, affirmant qu’ils sont prêts à saisir la justice pour défendre leurs droits si la partie officielle ne se manifeste pas.