A Tizi ouzou, un peu plus d’une centaine d’étudiants de l’université Mouloud-Mammeri de Tizi Ouzou sont sortis dans la rue pour le seizième mardi consécutif. Les mêmes slogans et les mêmes mots d’ordre ciblant le système ont été proférés par les manifestants. «Les étudiants solidaires avec le peuple», «Ulac l’vot Ulac( non aux élections)», «Non au dialogue avec la 3issaba !», «Libérez l’Algérie», «Système dégage», «Respectez la souveraineté et la volonté populaires!», «Bensalah dégage !» ont notamment scandé les manifestants qui ont brocardé le chef des armées et crié leur refus de voir les militaires s’immiscer dans la politique. «Oui pour un Etat civil» ont clamée les étudiants.
Plus mobilisés que jamais, les étudiants de l’université de Boumerdès sont sortis dans la rue en ce 16e mardi de protestation pour réclamer le changement et exiger le départ du système politique en place et de tous ses symboles. Ils ont arpenté la principale artère de la ville en marquant une halte au niveau du siège de la Cour de justice, en scandant des slogans hostiles au pouvoir. En dépit du nombre réduit par rapport aux marches précédentes, des dizaines d’étudiants ont exprimé leur détermination à poursuivre le mouvement malgré la répression. «Nous sommes déterminés à poursuivre le combat pacifique jusqu’au démantèlement du système et l’instauration d’une République démocratique», scandent les manifestants tout au long de la marche. Les manifestants criaient haut et fort des slogans hostiles au pouvoir tout en revendiquant le pouvoir au peuple : «Pourvoir dégage», «Non au plan du pouvoir sans le peuple», «Le Hirak continue», «Algérie libre et démocratique», «Bensalah, Bédoui, Gaïd Salah ! Dégagez tous!», «L’Algérie est une république et non une caserne», «Justice indépendante», «Pas d’élections avec la bande et pas de dialogue avec la bande». Les manifestants rejettent l’élection présidentielle du 4 juillet en revendiquant une période de transition loin des hommes du système. Déterminés plus que jamais les étudiants s’engagent à poursuivre la mobilisation jusqu’au départ de ce système mafieux et opérer un changement radical pour instaurer une 2e république où tous les droits des citoyens seront respectés et à poursuivre la mobilisation aux côtés du mouvement citoyen jusqu’à satisfaction des revendications relatives au changement démocratique et au départ de tout le système politique et de ses hommes.
Par contre, la participation des étudiants de l’université Djilali-Liabès de Sidi Bel Abbès au mouvement de protestation contre le système actuel mardi dernier a été timide. En effet, des groupes d’étudiants, qui se comptaient sur les doigts d’une seule main, se sont retrouvés à la place du 1er-Novembre du centre-ville pour réaffirmer leur soutien au mouvement populaire et revendiquer le changement radical du régime politique et l’indépendance totale de la justice pour pouvoir juger les responsables corrompus, tandis que les autres étudiants ont préféré reprendre leurs cours et rattraper le retard. Ils ont par la suite sillonné les artères du centre-ville brandissant des banderoles revendiquant le départ du système défaillant. Le vice-recteur chargé de la pédagogie, Kada Mouadden, a souligné que le retard varie d’une faculté à une autre et d’un département à l’autre et sera rattrapé après la prolongation de l’année universitaire jusqu’au 31 juillet. Il a révélé qu’une réunion s’était tenue le lundi au niveau de l’université, à laquelle étaient présents le recteur, ses adjoints, le secrétaire général de l’université, et les doyens des facultés, durant laquelle ils ont discuté des possibilités de rattraper le retard pour organiser l’examen semestriel. De leur côté, les commissions pédagogiques se réuniront les jours prochains avec les représentants des organisations estudiantines pour déterminer les dates des programmes d’études et les travaux dirigés, ainsi que les dates des examens et des délibérations, afin de réussir l’année universitaire. n