Il s’est mouillé et a dit ce dont il rêvait. Sofiane Feghouli veut remporter la Coupe d’Afrique des nations 2019 (21 juin – 19 juillet) avec l’Algérie. Pour lui, c’est quasiment une obsession. Surtout que cette saison, il a pris goût aux consécrations. Le milieu offensif du Galatasaray a remporté le doublé (coupe – championnat) en Turquie, en y contribuant grandement. Avec les « Verts », il souhaite le même aboutissement et compte s’y investir pleinement.

Générosité, le cœur et les jambes, tels seront les ingrédients pour aller le plus loin possible dans la CAN 2019. Et le plus loin possible pour Feghouli c’est la consécration. « Soso » ne s’en cache pas : il compte bien décrocher la deuxième étoile pour l’Algérie dans cet évènement sportif. « Je dors et je me lève en rêvant de gagner la CAN. Je suis venu pour ça. Autrement, je serais resté chez moi avec ma famille et mes enfants », a-t-il reconnu en ajoutant être « venu pour représenter mon pays dignement et donner tout ce que j’ai en fait. Et je pense que la plupart des joueurs pensent comme moi.»
Sacré champion et vainqueur de la coupe nationale en Turquie avec le «Gala», celui qui compte 50 sélections chez les «Fennecs» ne semble pas rassasié ni émoussé et il compte tout donner. C’est sa devise en tout cas pour durer dans la compétition : «Je me sens bien parce que c’est le travail accompli jusque-là qui me rend optimiste. On met beaucoup d’intensité dans les entrainements. Les joueurs viennent avec la bonne mentalité et tout le monde peut jouer à la place de tout le monde. Qu’on joue 5, 10 ou 90 minutes, il faudra tout donner pour remporter ce trophée », c’est l’appel que l’ancien du FC Valence (Espagne) a lancé.

Dans la continuité de la préparation à Doha
En stage ouvert depuis le 3 juin dernier où les 23 sélectionnés se sont retrouvé au Centre technique national (CTN) de Sidi Moussa, les « Fennecs » ont rallié Doha et le Qatar pour la deuxième partie de la préparation de la CAN égyptienne. Dans le petit Emirat du Golfe, Feghouli et ses compères s’entraînent dans les conditions climatiques similaires à celles qu’ils rencontreront au pays des Pyramides. « Par rapport à Sidi Moussa, on est dans la continuité. On a commencé à travaillé à Sidi Mousa et on est tout de suite rentré avec sérieux dans les entraînements et tout le groupe était à l’écoute », a-t-il indiqué enchaînant que « là, on est dans la continuité à Doha où on est venu s’habituer à un autre climat. Mais ce n’est pas vraiment contraignant pour les joueurs. Peut-être les premiers jours c’est nouveau. Mais comme on s’entraîne en soirée, ce n’est pas vraiment un problème pour nous. Je n’ai pas vu de joueurs en difficultés.» Que les organismes répondent bien aux conditions est un bon signe.

Groupe à maturité
Pour faire un bon résultat lors de compétition biennale, le vécu sera important. Sur ce point, l’ancien de West Ham se veut rassurant. « Je pense que chacun à son expérience. Pour moi, ça va être la troisième CAN. Il faut savoir gérer les efforts et les faire au bon moment. On sait bien qu’en Afrique, il faut bien se préparer. C’est ce qu’on est en train de faire. On travaille très dur et les séances sont longues. Ça nous permet de monter en régime », juge le natif de Levallois Perret (Paris). Pour lui, l’adaptation au climat est un élément important mais il reste secondaire car « c’est surtout la générosité, le cœur et les jambes » qui priment. « C’est au-delà du travail tactique et la mise en place qu’on fait quotidiennement. En plus on a la chance d’avoir beaucoup de joueurs qui arrivent à maturité et qui ont pas mal d’expérience.
Donc on sait ce qu’il faut faire. Il n’y a pas vraiment une recette magique », estime Feghouli. Pour le pensionnaire du team Stambouliote, avec lequel il a marqué 13 buts et délivré 7 offrandes en 40 apparitions lors de l’exercice écoulé, tout se déroule bien sur le plan préparatif : «Le travail est au top. Le staff nous a mis dans les meilleures conditions.
Le groupe est prêt. Je le vois quotidiennement. Maintenant, il faut bien négocier le premier match parce que c’est important pour bien entrer dans la compétition. Mais on va prendre les matchs les uns après les autres et on ne craint personne. On veut mouiller le maillot et rendre fiers nos supporters et revenir avec la coupe », déclare le footballeur de 29 ans. On prendra ça comme gage et promesse d’un gars qui a toujours tout donné et répondu présent.