« L’Algérie pourrait produire de l’électricité à partir de déchets organiques, estimés à 13 millions de tonnes et qui peuvent être exploités à des fins énergétiques », a affirmé M. Merabet, en marge d’une rencontre d’information organisée à l’occasion de la célébration lundi de la Journée mondiale de l’environnement. A l’occasion, le chercheur du CDER a plaidé pour une gestion «réfléchie» des déchets afin de produire de l’énergie, notamment l’électricité, et lutter contre la pollution atmosphérique qui cause des pertes économiques. Pour lui, «une bonne gestion des déchets ménagers pourrait diminuer la pollution atmosphérique et préserver les ressources énergétiques du pays», tout comme «la généralisation des véhicules équipés de moteurs GPL/C et l’exploitation des gisements énergétiques renouvelables». M. Merabet a, en outre, préconisé l’usage de la biomasse comme énergie alternative, qui consiste à «générer l’électricité grâce à la chaleur dégagée par la combustion de déchets (ménagers) organiques et végétaux». De son côté, le directeur général de l’Agence nationale des changements climatiques (ANCC), Abderrahmane Boukadoum, a affirmé que la pollution de l’air, première cause environnementale de décès dans le monde, engendre des «pertes économiques estimées à 100 millions de dollars à l’échelle mondiale». M. Boukadoum, qui a présenté une communication intitulée «Concilier la qualité de l’air et les enjeux climatiques», a plaidé pour l’utilisation des énergies renouvelables qui, a-t-il soutenu, «contribuent à faire diminuer les émissions de gaz à effet de serre». Dans le même chapitre, le directeur général de l’ANCC a rappelé «les efforts du ministère de l’Environnement dans la lutte contre la pollution à travers le lancement des réseaux de surveillance de la qualité de l’air en milieu urbain». Intervenant, elle aussi, sur le thème de la lutte contre la pollution, la directrice générale de l’Observatoire national de l’environnement et du développement durable (Onedd), Abla Belhocine, insistera, pour sa part, sur la nécessité de contrôler et de surveiller rigoureusement les rejets liquides, solides et atmosphériques. Cette méthode permet de «diminuer les effets de la pollution, préjudiciable à la fois à l’économie et à l’environnement», a-t-elle expliqué, avant de rappeler qu’un réseau pour la surveillance de l’environnement en milieu urbain et les unités industrielles a été mis en place depuis 2006 par l’Observatoire, qui a élaboré dernièrement un plan d’action de lutte contre tous les types de pollution, notamment atmosphérique. L’Onedd effectue, depuis 2002, des contrôles de l’impact des rejets urbains dans les milieux récepteurs naturels, a ajouté la même intervenante. A noter que cette rencontre a été marquée par la participation de centaines de représentants de départements ministériels, institutions et entreprises concernés par la thématique de l’environnement.