La compagnie nationale des hydrocarbures Sonatrach vient de renforcer sa position de fournisseur majeur de la péninsule ibérique. Elle a, en effet, signé un accord avec la Société pétrolière et gazière, la Portugaise Galp Energia portant sur l’approvisionnement en gaz naturel algérien du marché portugais pour un volume de 2,5 milliards m3 par an. C’est ce que rapporte Sonatrach dans un communiqué, rendu public hier, où il est indiqué en substance qu’en vertu de cet accord, les deux parties prolongent d’une durée de 10 années supplémentaires leur partenariat historique, fondé sur la base d’ un contrat de vente et d’achat de gaz naturel depuis1994.
Dans ce communiqué, Sonatrach rappelle qu’en 2018, les exportations de gaz se sont élevées à 51,5 milliards de m3 dont 75% par gazoduc et 25% sous forme de GNL. La compagnie nationale précise que la première destination du gaz algérien reste le marché européen, essentiellement l’Italie (35%), l’Espagne (31%), la Turquie (8,4%) et la France (7,8%). On lit qu’actuellement le groupe Sonatrach est classé 8e exportateur mondial de gaz naturel liquéfié au niveau mondial avec une capacité de total nominale de liquéfaction de l’ordre de 34 milliards de m3 par an.
Sonatrach rappelle dans son communiqué que toutes les exportations de gaz algérien vers l’étranger à long terme sont régies par des contrats d’approvisionnement soumis au principe du «Take or Pay». Un principe qui avait été expliqué récemment par Sonatrach dans une note reprise par l’APS à l’époque. Et où elle informe qu’en vertu du « Take or Pay », l’acheteur est tenu de prendre livraison et de payer la quantité contractuelle ou de payer ladite quantité en cas de défaut d’enlèvement, a précisé la compagnie nationale des hydrocarbures dans son document. Ces contrats et leurs amendements, explique en outre le groupe, sont soumis à une procédure d’approbation comprenant en premier lieu l’accord des organes sociaux de l’entreprise (Conseil d’administration de Sonatrach) puis celui des autorités compétentes (approbation du ministère de l’Energie).
« Toutes les exportations (GN et GNL) sont strictement encadrées par les réglementations en vigueur », a souligné la même source, ajoutant qu’elles font l’objet d’une double déclaration douanière : la première est faite par Sonatrach au niveau des Douanes algériennes et la seconde est faite par le client au niveau des douanes du pays de destination.
La déclaration en douane (dossier d’exportation) faite par Sonatrach auprès des Douanes algériennes comprend les informations relatives au client, le prix, la quantité, la date de livraison, le navire/gazoduc et la facture domiciliée. Autant de précisions que l’on pourrait interpréter comme des argumentaires à l’encontre d’une rumeur qui avait circulé disant que la France se faisait livrer du gaz algérien à moindre prix.