Un rassemblement devrait se tenir demain mercredi à la place Saïd-Mekbel, à Béjaïa, pour exiger «la libération de la secrétaire générale du Parti des travailleurs (PT), Louisa Hanoune, ainsi que de tous les détenus politiques et d’opinion». Il est organisé à l’initiative d’un collectif de partis politiques, d’organisations syndicales et de la société civile.

Parmi les membres de ce collectif, qui compte plus d’une dizaine d’organisations, on retrouve le parti Jil jadid, le Parti des travailleurs, la Ligue algérienne de la défense des droits de l’Homme (aile Hocine Zahouane), le Cnapest, le Syndicat national des travailleurs de la formation professionnelle (Sntfp) et d’autres syndicats corporatistes.

Contacté par nos soins, Soufiane Djilali, président de Jil Jadid, a indiqué, à propos de Louisa Hanoune, que «l’accusation reste vague alors qu’elle est dirigeante d’un parti politique. Si elle était en discussion politique avec Saïd Bouteflika et les anciens généraux Toufik et Tartag, elle ne peut pas être accusée de conspiration contre l’Etat et est, de ce fait, considérée comme une détenue d’opinion. S’il y a autre chose dans le dossier d’accusation qu’on ignore, il faut nous le montrer par des faits concrets». A la question de savoir si les membres de ce collectif détiennent une liste des détenus politiques et d’opinion dans notre pays, le même intervenant renvoie la balle dans le camp des organisations de la défense des droits de l’Homme. L’un des acteurs dans ce domaine, Saïd Salhi, vice-président de la Ligue algérienne de la défense des droits de l’homme (Laddh, aile Hocine Zahouane) ne donne pas de chiffre. «Nous avons certains noms tels que Hadj Ghermoul, l’activiste dans le domaine des droits de l’Homme», dira-t-il. Concernant le cas Louisa Hanoune, il dira que «c’est une dirigeante d’un parti politique et la détention provisoire doit être une mesure exceptionnelle et non la règle». Concernant la présence massive des organisations syndicales dans ce collectif de soutien, Messaoud Boudiba, porte-parole du Cnapest, souligne que les syndicats ont toujours appelé à «ne pas porter atteinte à l’activité politique et syndicale. Nous sommes pour la défense des libertés».