Alors que la sélection nationale de handball « seniors hommes » doit amorcer son prochain retour, après une longue hibernation, au mois de juillet prochain, la Fédération algérienne de la discipline est toujours sous les critiques de ses propres membres. Le dernier n’est autre que le secrétaire général,
Rebah Djelamide qui conteste son président. Mais, ce qui frappe le plus dans ce milieu, c’est que cela rappelle la situation de la Fédération algérienne de football (FAF) du temps du président Raouraoua. Il était très critiqué par ses propres membres mais dès qu’arrive l’assemblée générale, qu’elle soit «ordinaire» ou « extraordinaire », ces mêmes membres votent au profit du président en exercice.
Ainsi, et pas plus tard que samedi dernier, les bilans moral et financier de la FAHB de l’exercice 2018 ont été adoptés à l’unanimité par 72 membres sur 117 de l’AG, réunis en session ordinaire à l’Institut national de formation supérieure en sciences et technologie du sport à Aïn Benian (Alger). Cette situation est bien caractéristique dans les différentes disciplines que compte le sport national. Certains sont contre leurs présidents et leurs bureaux respectifs, car n’ayant pas eu ce qu’ils voulaient, d’autres, par principe, car soutenant une autre candidature, les troisièmes par lâcheté et d’autres encore par complicité. Et le grand perdant, c’est le mouvement sportif national dans son ensemble.
Labane, la fausse tourmente
Depuis quelques mois, les critiques fusent de partout contre le président de la FAHB Habib Labane, en position très inconfortable. Les absences du directeur technique national et d’un sélectionneur « seniors », ajoutées aux résultats catastrophiques des jeunes catégories étaient compromettantes. Ce qui a poussé le secrétaire général de la FAHB à réagir lors de la dernière session extraordinaire, en mai dernier. Il s’est opposé aux amendements de quelques règlements généraux au moment où il était sous le coup d’une suspension. Djelamide, qui a été empêché de prendre part à cette AG ordinaire, a fait savoir qu’il allait déposer un recours au MJS pour annuler cette AGO, « car plusieurs membres n’ont pas le droit d’y participer ». « Quelques règlements que les membres de l’AG ont demandé à modifier, ont fait l’objet de décrets ministériels et exigent du temps pour leur révision », a souligné le secrétaire général de la FAHB, estimant que sa suspension est une mesure « arbitraire et une vengeance ». « Le MJS n’a pas été informé du déroulement de l’AG extraordinaire le 24 mai dernier. Le quorum n’avait pas été atteint et a été complété par des membres n’ayant pas le droit d’y participer », a-t-il ajouté. Djelamide a également soulevé la nomination « illégale » de Sofiane Haïouani, actuellement entraîneur du club émirati de Sharjah, à la tête de la direction des équipes nationales, en octobre dernier, alors que ce dernier « n’a pas eu l’accord du MJS », selon lui.
Le désastre des jeunes et le doute pour les « A »
Le président de la Fédération algérienne de handball, Habib Labane, lui, répond à son secrétaire général entre autres, en déclarant que le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) n’a pas rejeté les propositions d’amendements de quelques règlements généraux de la FAHB, « sinon comment l’Assemblée générale ordinaire a été autorisée » pour l’adoption des bilans moral et financier ? » Aujourd’hui, les membres de l’AG ont voté les bilans moral et financier de l’année 2018 alors que le constat est bien là : la FAHB n’aura rien à se mettre sous la dent durant cet été à partir du prochain stage de la sélection « seniors » avec son nouveau sélectionneur. En effet, le nouveau patron du Sept national, le Français Alain Portes, qui a fait trop durer le suspense depuis la fin de l’année dernière, avant de décider de prendre ses fonctions le 1er juillet prochain. Sa mission est bien précise : « Essayer de se qualifier pour le Mondial 2021 qui aura lieu en Egypte avec la participation de 32 équipes dont 6 représentants africains. C’est tout à fait jouable, même si à la dernière CAN, la sélection n’a terminé qu’à la 6e place», a-t-il révélé. Pendant ce temps, il n’y aura aucune sélection algérienne au Mondial des jeunes catégories. Donc, pas besoin de courir pour trouver un stage à l’étranger et un entraîneur à la dernière minute, qui sera en poste juste pour le temps d’un tournoi. Une vraie corvée. n