Le tweet du Pr Melikechi

Il y a deux jours, Le professeur Noureddine Melikechi, physicien atomique, chercheur à l’Agence spatiale américaine, la NASA, annonçait, sur son compte twitter, que le « Hirak» se retrouvera bientôt sur la planète Mars ! Rien que ça ! Il s’agissait tout simplement du nom « Hirak Algeria » inscrit sur une puce, et qui va être envoyé à bord du « Rover Mars 2020 ». Ce dernier étant le robot qui sera envoyé sur la planète rouge, dans un peu plus d’une année, à la recherche des traces de vie sur place. Par son « geste », le scientifique algérien voulait expliquer qu’en « cas où un extra-terrestre voudrait en savoir plus », il y avait sur terre « l’un des plus beaux soulèvements de la planète en 2019 ».

L’annonce a fait réagir de nombreux algériens sur les médias sociaux . La majorité ne cachait pas sa satisfaction et « fierté ».  Par contre, certains ont reproché au Professeur d’avoir utilisé le mot « Hirak » pour décrire ce qui se passe actuellement en Algérie. Le Physicien s’est cru même obligé de s’expliquer par un tweet (voir en dessous, à gauche).

Le débat sur le mot n’est d’ailleurs pas nouveau. Depuis le 22 février dernier, beaucoup ont utilisé, et utilisent, « Hirak », pour donner un nom à tout ce qui se passe en Algérie. Un terme en langue arabe dont la traduction littéraire est « Mouvement » ou encore « Vitalité ». Il est également utilisé pour décrire des soulèvements dans d’autres pays arabophones.

Le Hirak au Maroc représente un mouvement de contestation, qui a agité la région d’al-Hoceïma dans le Rif entre 2016 et 2017. Au Yémen, ça désigne des séparatistes qui demandent ‘indépendance du sud du pays. En Irak, le Hirak est plutôt confessionnel.

Il y a quelques jours, Kamel Chekkat, le chercheur en théologie s’était également exprimé sur le sujet en donnant son avis sur un nom qu’il trouve « péjoratif ». Selon lui, « le Hirak, c’est quand c’est le fait d’un groupe secret, d’un groupuscule. Par contre, quand on parle d’un peuple, comme c’est le cas de l’Algérie, on parle de révolution, ou de révolte ». (voir la vidéo en dessous)

Pour revenir premier tweet du Professeur, il faut savoir qu’il a tout simplement répondu à un appel de la NASA. L’agence spatiale américaine donne l’occasion à toutes les personnes désirant voir leur noms embarqués sur le « Rover Mars 2020 ». Pour cela il suffit de s’inscrire sur un site (voir le lien ICI) d’ici le 30 septembre prochain. L’ensemble des noms et prénoms des participants seront gravés sur une puce du robot, à l’aide d’un faisceau à électron. Avis à ceux qui veulent laisser des traces sur Mars.

@SalimKoudil

19h19 (12): Le pouvoir des stades