Après plusieurs vendredis de contestation à son niveau, l’immeuble baptisé le « Palais du peuple » au centre-ville est interdit aux manifestants, puisque des travaux ont été effectués sur tous les accès, qui ont été entourés de fils barbelés pour empêcher de pénétrer dans l’enceinte de cet édifice inachevé, qui est en passe de devenir un lieu mythique, attirant des manifestants de tous bords. Une interdiction qui sonne chez les protestataires comme un moyen de mettre les bâtons dans les roues du mouvement, dont le succès a valu à Bordj le titre de seconde capitale du Hirak, à travers ses tifos gigantesques, sur lesquels sont écrits des slogans à la gloire de la patrie et des patriotes lisibles à des centaines de mètres, et des messages incitant les indésirables à disparaître du paysage politique. «Rien n’arrêtera les manifestants pour escalader l’immeuble et occuper tous les étages», affirme-t-on. Mais, apparemment, c’est pour des raisons de sécurité que le propriétaire de cet immeuble inachevé a décidé de sa fermeture. M. A.