Des membres du bureau politique de Tadjamou Amal El Dajazair (TAJ) réclament le départ de Amar Ghoul de la présidence du parti. Selon une source, elles seraient sept personnalités de la direction du parti, dans un bureau qui en compte vingt-et-un membres, qui réclament la tête de M. Ghoul. Ces contestataires souhaitent, selon notre source, que l’actuel chef du parti, sénateur du tiers-présidentiel depuis 2016 (un mandat hérité de l’époque de l’ancien chef de l’Etat Abdelaziz Bouteflika), soit remplacé par son directeur de cabinet, Abdelhalim Abdelwahab, également membre du bureau politique, considéré comme «plus apte à prendre la direction de TAJ après que le nom de Amar Ghoul soit de plus en plus évoqué dans les affaires de corruption et de dilapidation de l’argent public», notamment du temps où il était ministre des Travaux publics. La même source évoque «la préservation des intérêts du parti dans le contexte du Hirak» pour expliquer la motivation des contestataires et leur appel au départ de
M. Ghoul. A la question de savoir si ce dernier a fait l’objet de mesures judicaires visant la levée de l’immunité pour l’entendre dans des affaires de corruption, comme l’on annoncé hier certains medias, elle dira : «Je n’ai pas d’informations à ce sujet, mais ce que je peux vous dire est que cette procédure demande du temps. Même si le procureur général la déclenche, la cour suprême doit aviser le Conseil de la nation qui réunit une première fois sa commission juridique pour statuer sur la demande puis, une deuxième fois, pour entendre le concerné. Si la procédure avance, l’immunité doit être levée en séance plénière du Conseil de la nation, et ce, avec l’accord de la majorité des sénateurs».n