Les « 4B » n’est pas une « propriété » algérienne. Les Iraniens ont également des comptes à régler avec des (sur)noms de personnalités Le ministre des affaires étrangères de l’ancienne Perse, Mohamed Javad Zarif, l’a rappelé, ce lundi, dans un de ses tweets, en réponse aux dernières menaces de Donald Trump contre son pays.

Le diplomate évoque l’équipe B (B_Team) qui est derrière la politique agressive du président américain envers l’Iran. Elle est composée de quatre « membres » :

John Bolton (le conseiller à la sécurité nationale américain), Benjamin Netanyahu (alias Bibi, le 1er ministre d’ « Israël »), Mohamed Ben Salman (le prince héritier Saoudien), et Mohammed Ben Zayed Al Nahyan (le prince héritier d’Abu Dhabi). La lettre B liée à ces personnes n’est pas uniquement en relation avec leurs noms, mais également aux surnoms  que les iraniens se sont évertués à leur donner. Respectivement, et en anglais: « Beast, Bloodthirsty, Barbaric, Barbarous » (bête, assoiffé de sang, barbare, barbare).

Les 4 B, respectivement (de gauche à droite): Mohammed Ben Zayed Al Nahyan, Mohamed Ben Salman, John Bolton, et Benyain Netenyahu

Cette équipe est accusée par les iraniens, officiels et peuple, d’être derrière toutes les pressions et accusations lancées par Donal trump. Ce dernier semble de plus en plus « embrigadé » par la « team, dont le meneur est John Bolton. Ce dernier, avec l’appui des néoconservateurs, est considéré aujourd’hui le véritables maitres de l’administration Trump, et il est totalement aligné sur « Israël », l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis, tous des ennemis déclarés de l’Iran.

Malheureusement, ce qui se trame dans l’ex-Perse est loin d’être un simple jeu de lettres. Ce n’est ni plus ni moins qu’une troisième guerre mondiale en gestation. Les menaces d’attaques militaires sur l’Iran sont de plus en plus persistantes. Déjà, et pour justifier une éventuelle entrée en guerre, les États-Unis ont fait état de manœuvres navales iraniennes « anormales »dans le Golfe.  Pour le moment, ça semble insuffisant pour passer à l’acte. Les américains n’hésiteront évidement pas à appliquer leur manuel d’interventions : trouver des « alibis », ou les créer, pour s’attaquer à des Etats qui ne cadrent pas avec leurs politiques.  Les « yankees » n’étant pas les seuls « attaquants potentiels », il y a également une autre option, une des spécialités du  Mossad, la provocation d’attentats sous faux drapeau. L’Irak a « eu », en 2003, les ADM (Armes de Destruction Massives), et la Libye, en 2011, les fantomatiques avions bombardiers de Mouamar Kadhafi. Qu’en sera-t-il de l’Iran ?

Selon le New York Times, du 13 mai dernier, les préparatifs d’agression vont bon train. Les américains envisagent d’envoyer jusqu’à 120 000 soldats américains au Moyen Orient «  si l’Iran devait attaquer les forces américaines ou accélérer ses travaux en matière d’armes nucléaires »

Capture écran de l’article du « New York Times »

Le même jour,  le Wall Street Journal (WSJ), en citant une source anonyme, accusait l’Iran d’être derrière les récents actes de sabotages dans le détroit d’Ormuz subis par deux tankers saoudiens, un bateau des Emirats arabes unis et un navire norvégien.

Capture écran de l’article du « Wall Street Journal »

Pour la source anonyme (le quotidien américain n’en cite qu’une), peut-être qu’il ne faut pas aller loin pour la trouver. Le WJS n’est-il pas la propriété du milliardaire Rupert Murdoch, celui qui détient aussi la chaîne TV Fox News, dont l’un des chroniqueurs stars, et durant plusieurs années, n’était autre que …John Bolton.

Bolton quand il était Chroniqueur de Fox news.

Du côté iranien, l’heure est à la mobilisation. La « chute » du tweet de Mohamed Javad Zarif donne le ton, avec le hashtag #OnNeMenacePasUnIranien.  Les Perses n’ont pas oublié ce qui s’est passé en 1953. La destitution du Premier ministre de l’époque, Mohamed Mossadegh, par la CIA (Opération « Ajax ») n’a jamais été digérée par les iraniens.

@SalimKoudil

19h19 (7): « Pibe del oro », puissance