En ces temps mouvementés, des rappels historiques ne sont jamais de refus. A ce jour, il y a toujours des personnes qui osent dire et proclamer tout haut que la révolution algérienne a été lancée pour l’application de la Chariâ. Une manière de justifier tous les programmes des islamistes wahhabites, inféodés au royaume saoudien. Leur principal argument est basé sur quelques mots qu’ils affirment « prendre » du texte fondateur de la révolution, soit la proclamation du1er novembre 1954.

L’occasion de revenir sur ce qu’avait affirmé l’historien Daho Djerbal lors d’une conférence qu’il a animée, il y a quelques semaines, à Alger. Ce jour là, le fondateur de la revue « NAQD » avait tenu à préciser qu’il fallait faire attention aux termes utilisé dans le texte (écrit en langue française par les six : Boudiaf, Benboulaid, Ben M’Hidi, Bitat, Didouche et Krim).  Concernant l’islam, la phrase exacte publiée est : « La restauration de l’État algérien souverain, démocratique et social dans le cadre des principes islamiques ». « Il y a une différence entre « dans le cadre » et  « sur la base » » avait indiqué le Professeur Djerbal. L’historien répétait en même temps qu’il faut toujours contextualiser pour essayer de comprendre les textes et l’histoire en général.  Pour couper l’herbe sous le pied de certains « récupérateurs », Daho Djerbal avait rappelé qu’en utilisant « dans le cadre », la signification était claire. C’était « s’inspirer »  des principes islamiques certes, « mais pas dans les fondements».

Alors acte.

@SalimKoudil

19h19 (4): Smala