Rien ne va plus à l’université Akli Mohand Oulhadj. Les mouvements de contestation initiés depuis plusieurs semaines réclamant le départ du recteur de l’université se poursuivent. Hier, ce sont les fonctionnaires et autres ouvriers du campus, qui ont répondu à l’appel de la section syndicale UGTA, qui sont revenus à la charge, en demandant encore une fois le départ du recteur accusé dans un passé récent de mauvaise gestion et de prise de décision unilatérale.

Les travailleurs ont organisé un rassemblement devant le rectorat, a-t-on constaté. En plus de la principale revendication liée au départ du recteur, les manifestants ont déploré la gestion des affaires courantes de l’université. Ils ont aussi réclamé l’ouverture d’une enquête administrative sur la gestion de l’actuel recteur et son secrétaire général. Dans le communiqué de la section syndicale, dont une copie nous a été remise, les travailleurs crient leur indignation tout en qualifiant la politique prônée par le recteur de marginalisation et de discriminatoire. Ils ont cité le cas des personnes recrutées dans le cadre des dispositifs de Daip. La section syndicale a exigé « l’intégration immédiate et sans condition de tous les travailleurs opérant dans le cadre du dispositif mis en place par les pouvoirs publics et aussi le gel de tous les concours de recrutement en attendant la régularisation de tous les employés, et l’institution d’une allocation chômage aux nouveaux diplômés ». Par ailleurs, les mécontents, ont regretté le fait que toutes les doléances exprimées par les travailleurs du campus via la section UGTA sans systémiquement rejetées par le recteur. Dans leur plateforme de revendications, les travailleurs ont énuméré 13 points. Ils ont réclamé entre autres, le gel des opérations liées aux transferts des postes budgétaires vers d’autres segments externes, et la levée immédiate et sans condition des sanctions disciplinaires décidées contre certains travailleurs, précise le syndicat, injustement sanctionnés. Toutes nos tentatives de joindre le recteur afin de s’exprimer sur ces accusations portées contre lui sans restées vaines. n