Pas de changement notable en avril dernier pour la production de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep). Celle-ci est restée quasi-inchangée, atteignant 30,031 millions de barils par jour, soit un léger repli de 3 000 b/j, selon des sources secondaires (indirectes) citées dans le rapport mensuel de l’organisation. Cette stabilité a pu se réaliser en dépit de la baisse enregistrée en Iran, mais qui a été palliée par d’autres producteurs membres de l’Opep. Elle fait suite aussi à la forte chute au mois de mars et s’explique par des situations très différentes. L’Iran, sous le coup des sanctions américaines, a ainsi vu sa production chuter de 164 000 b/j le mois dernier, suite à la décision américaine d’annuler les exemptions accordées à certains pays pour continuer à s’approvisionner en brut auprès de Téhéran. L’Arabie saoudite a, quant à elle, poursuivi sa réduction volontaire avec une nouvelle baisse de 45 000 b/j. Le royaume, chef de file du cartel, n’a ainsi produit que 9,742 mbj en avril, contre 10,311 mbj en moyenne l’an dernier. Toutefois, ces baisses ont été compensées par d’importantes hausses enregistrées en Irak et au Nigeria au mois d’avril. Tendance haussière également pour la production libyenne, en dépit des combats dans la capitale Tripoli, et au Venezuela qui a connu un rebond de 28 000 b/j) après une chute dans ce pays en mars sur fond de pannes d’électricité géantes. L’accord entre l’Opep et ses partenaires, dont la Russie, a été conclu en décembre 2018 à Vienne et entrée en vigueur en janvier 2019. Il prévoit une réduction globale de 1, 2 million b/j dont 80 000 b/j pour les pays de l’Opep et 400 000 b/J pour les non Opep. Une décision est prévue fin juin pour renouveler l’accord.