Désormais, certains espaces squattés auparavant par le commerce informel, exercé par des pseudo-commerçants n’ayant aucune relation avec l’exercice et l’éthique de l’activité commerciale ne cherchant que le gain facile, ont été récupérés grâce à l’intervention des services de la voie publique. Comme il est de coutume, le mois de carême demeure la période propice à l’exercice d’activités commerciales illégales sans respect de la réglementation ni de la déontologie, d’où la prolifération de nombreux marchands étalant leurs marchandises à même le sol, squattant les trottoirs, gênant la circulation dans certaines artères et avenues. Dans ce sillage, de nombreux commerçants, (en majorité des jeunes), de fruits et légumes ont étalé dès le début du mois leurs produits en aval de l’avenue du 20-Août-55 (cité El Fedjr). Néanmoins, leur comportement marqué surtout par des insultes, des obscénités et autres cris sans respect aucun aux clients, passants et autres, n’a pas tardé à faire réagir les riverains, d’autant que la mosquée Abi Ther El Ghaffari se trouve juste à proximité de ces étalages de la discorde. Les riverains ont protesté énergiquement dès le premier jour de Ramadhan et exigé le départ de ces pseudo-commerçants. Une situation qui a nécessité l’intervention des services de sécurité pour mettre fin au désaccord en démantelant tous les étals et libérer ainsi l’avenue et la chaussée. D’autre part, la cité commerçante El Amel, réputée pour son activité commerciale diversifiée et son animation particulière, car constituant le lieu privilégié du shopping de la gent féminine, dont la chaussée et les trottoirs ont aussi fait l’objet de squat auparavant par les amateurs de l’informel contre le gré des commerçants payant leurs impôts et charges locatives pour exercer légalement leur activité, a été aussi libérée des commerçants occasionnels. Une situation qui a réellement désengorgé les lieux pour permettre une meilleure fluidité de la circulation routière et des personnes. Enfin, la majorité de ces commerçants ne disposant d’aucune documentation réglementaire (registre de commerce et autres) ont toujours refusé d’occuper le marché de proximité de la cité Ben Boulaïd 1.
Ce dernier réalisé à coups de millions a toujours été fermé et les commerçants préfèrent installer leurs étals et exercer leur activité commerciale sur la voie publique, au bord des axes routiers et autres lieux. n