233 affaires liées à la protection de la propriété intellectuelle et industrielle, impliquant 308 personnes, ont été traitées par les services de la direction générale de la Sûreté nationale (Dgsn) ces trois dernières années. Le phénomène de la contrefaçon touche quasiment tous les segments de la production industrielle. Textile, agroalimentaire, pièces de rechange, cosmétiques, matériel électrique… Pratiquement, aucun secteur n’échappe aux mains des contrefacteurs. La Dgsn avait créé, en 2005, la première brigade de protection de la propriété industrielle au niveau de la Sûreté de la wilaya d’Alger avant que les autres wilayas ne soient dotées de structures similaires en 2011. Depuis, les services de la Dgsn ne cessent de combattre ce fléau nuisible au commerce et à l’économie nationale. Ainsi pas moins de 233 affaires liées à la protection de la propriété intellectuelle et industrielle impliquant 308 personnes ont été traitées par les services de la Dgsn en trois ans, qui soulignent la nécessité de durcir les sanctions contre les personnes impliquées dans les affaires de contrefaçon et d’atteinte à la propriété industrielle, eu égard à l’impact de ce genre de crimes sur l’économie et sur la santé du citoyen. Ce genre d’infractions doit être considéré comme un crime et non pas comme un délit que la loi actuelle punit d’un emprisonnement de 6 mois à 2 ans et d’une amende allant de 2,5 à 10 millions
de DA. Dans ce même ordre d’idées, il faut rappeler l’ouverture récemment de la base de données de l’institut national de la propriété industrielle à la Dgsn, ce qui permettra de renforcer la coopération entre les deux institutions dans ce domaine. L’Algérie œuvre actuellement à la création de centres d’appui technologique en collaboration avec l’Organisation mondiale de la propriété intellectuelle.