La flambée des prix est toujours d’actualité dans les marchés de la wilaya de Boumerdès. Ainsi, les prix plafonnés annoncés par le ministère du Commerce ne sont pas appliqués, a-t-on constaté. Les commerçants de détail continuent de défier les autorités en appliquant des prix hors de portée des petites bourses après une semaine de Ramadhan.

La virée dans les lieux de négoce nous a permis de constater que les prix affichés sont toujours forts et inacceptables. «Cette année, les prix n’ont pas baissé comme au Ramadhan précédent où les prix avaient sensiblement baissé après une semaine de jeûne», déplore Ami Ali, un retraité rencontré au marché de Bordj Ménaïel. A part quelques produits qui ont connu une baisse, comme la carotte, la salade ou la courgette qui est cédée à 20 DA après avoir été affichée à 120 DA le premier jour, les autres produits ont connu la stagnation, voire même une hausse pour ne citer que les haricots affichés à 250 DA, l’oignon à 90 DA, la tomate à 120 DA, les petits pois à 140 DA, la pomme de terre à 55 DA, les concombres à 120 DA. Les fruits sont également à la même enseigne avec des prix inacceptables pour les petites bourses à l’exemple de la banane cédée à 300 DA, la pastèque à 130 DA, le melon à 200 DA. A cela s’ajoutent les viandes blanches et rouges qui n’ont pas dérogé à la règle, a-t-on relevé. «Nous assistons impuissants devant cette flambée des prix qui semble ne pas s’arrêter », se plaint Farid, père de 5 enfants, rencontré au marché de Boumerdès, en ajoutant que les autorités ne font rien pour y remédier, tout en précisant que les marchés de proximité sont presque vides ne répondant pas à tous nos besoins. D’autres citoyens sont contraints de réduire drastiquement la quantité des produits à acheter pour essayer de joindre les deux bouts. Comme chaque Ramadhan, la hausse des prix fait partie du quotidien des citoyens qui font de la gymnastique pour joindre les deux bouts. Cette occasion est saisie par des commerçants véreux pour s’enrichir en défiant toutes les règles de la commercialité devant l’absence de l’autorité pour réguler le commerce. Comme c’est aussi l’aubaine pour la prolifération du commerce informel où les rues, les quartiers, les devantures de maisons deviennent durant ce mois des magasins à ciel ouvert où tous les produits sont mis en vente avec cette particularité du pain maison, de zalabia ainsi que d’autres friandises. La plupart de ces commerçants informels ne se soucient guère de la santé des consommateurs d’où la vigilance du consommateur doit être de mise pour éviter des intoxications alimentaires. n