Saïd Sadi a évoqué les rumeurs concernant son arrestation imminente après l’incarcération de Louisa Hanoune, secrétaire générale du PT. L’ancien chef du RCD revient sur l’éditorial du quotidien gouvernemental El Moudjahid, de samedi, qui expliquait que le gouvernement est décidé à mettre « hors d’état de nuire… ceux qui s’opposent à la tenue d’une présidentielle» et celui de la revue El Djeïch qui lui aurait été destiné.
Depuis, Louisa Hanoune, à laquelle il renouvèlera sa «totale solidarité», a été arrêtée. «Des rumeurs faisant état de mon arrestation ont circulé à plusieurs reprises », ajoute-t-il dans une deuxième tribune, avant de pointer du doigt «des ‘mouches électroniques’, à l’évidence inspirées par des officines spécialisées, délivrent des messages à connotation mafieuse, annonçant que mon arrestation imminente est programmée par le chef d’état-major». Saïd Sadi, se montrant serein, explique que de tels «procédés obliques sont propres à tous les systèmes autoritaires» et que «ce n’est pas la première fois qu’ils sont utilisés contre moi ou d’autres militants». Aujourd’hui, fera-t-il remarquer, «les parrains ont changé, mais les méthodes restent les mêmes». D’où sa réponse à ceux qu’il qualifie de «jouisseurs de décisions abusives et à leurs affidés». «Je ne me soumettrai pas», a-t-il dit. H. M.