Quatre navires ont été la cible de mystérieux « actes de sabotage » au large des Emirats, selon Ryad et Abou Dhabi, provoquant une montée des tensions dans le Golfe au moment où le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo discute de l’Iran à Bruxelles.

Tôt lundi, les autorités du royaume wahhabite ont rapporté des « actes de sabotage » ayant endommagé la veille deux navires saoudiens au large des Emirats. « Deux pétroliers saoudiens ont fait l’objet d’actes de sabotage dans la zone économique exclusive (ZEE) des Emirats arabes unis, au large des côtes de l’émirat de Fujairah, alors qu’ils étaient sur le point de pénétrer dans le Golfe d’Arabie », a dit le ministre de l’Energie Khalid Al-Falih.

Dimanche, après avoir démenti un incident dans un port, les Emirats avaient finalement fait état d' »actes de sabotage » contre quatre navires commerciaux de différentes nationalités à l’est de l’émirat de Fujairah, sans identifier les auteurs mais en qualifiant l’évènement de « grave ». Un responsable gouvernemental émirati a précisé lundi que les bateaux en question étaient deux tankers saoudiens, Al Marzoqah et Amjad, un norvégien, Andrea Victory, et un cargo émirati, A. Michel.

Une photo, fournie par le gouvernement émirati, montré la coque endommagée de l’Andrea Victory. A Téhéran, les autorités iraniennes ont appelé à l’ouverture d’une enquête. « Ces incidents en mer d’Oman sont alarmants et regrettables », a dit Abbas Moussavi, porte-parole du ministère des Affaires étrangères, en mettant en garde contre « l’aventurisme (d’acteurs) étrangers » pour perturber la navigation maritime dans la région. « L’enquête sera menée de manière professionnelle », a assuré le ministre d’Etat émirati aux Affaires étrangères, Anwar Gargash. « Les faits seront indiqués clairement », a-t-il promis en soulignant qu’Abou Dhabi avait déjà « sa propre lecture et ses propres conclusions ».