Le correspondant du journal «Echaâb» a reçu en ce début de Ramadhan des menaces par téléphone proférées par le P/APC de Chetouane, si l’on en croit la victime.

Dans une communication au ton comminatoire et ordurier, via le téléphone fixe de l’APC, le maire a sommé le correspondant de ne plus écrire sur la commune, en le traitant de tous les noms d’oiseaux. La réaction furieuse du P/APC fait suite à la publication, à la faveur du Hirak, d’une série d’articles mettant en cause l’intéressé dans la gestion des affaires de la commune ainsi que les mouvements de protestation des citoyens enregistrés dans ce cadre. Dans un communiqué daté du 8 mai 2019, le bureau de la Laadh de Tlemcen « dénonce ce genre de pratiques irresponsables à l’encontre d’un correspondant à dans l’exercice de sa fonction » en soulignant que cet incident intervient au lendemain des menaces reçues par voie téléphonique par un autre journaliste, en l’occurrence le chef de bureau
d’El Watan qui a publié des articles sur la mafia du foncier. Le rédacteur du document interpelle les autorités compétentes pour mettre fin à ces intimidations et ces pressions inacceptables, non sans appeler les membres de la presse locale à être solidaires et s’insérer dans la lutte contre la corruption, la prédation du foncier et la dilapidation des deniers publics. Notons dans ce contexte la publication ces derniers jours, d’une « batterie » articles ciblant le P/APC en question, parus dans des quotidiens francophones et arabophones et concernant des affaires douteuses dont le projet de la nouvelle station-service, le terrain de sport cédé à un promoteur, les deux stations à béton, le revêtement du stade de Saf Saf, le marché portant sur un espace vert, entre autres…
A noter que 19 élus sur 25 auraient initié une motion de retrait de confiance à l’endroit du P/APC. n

Chetouane : un voleur dérobe « soundouq zakat »
Simulant un comportement pieux, un individu sans scrupule a pénétré, mercredi dernier au 3e jour du Ramadhan, dans la mosquée « Imam Ali Ibnou Talib » sise à Chetouane, pour « accomplir » la prière du Maghreb. Le faux fidèle a attendu que la mosquée se vide rapidement, iftar oblige, pour commettre son acte répréhensible. Il força prestement le cadenas de la caisse destinée à la Zakat avant de s’emparer de l’argent qui s’y trouvait. Le cambrioleur prend le magot et disparaît dans la nature. Le moudarris de la mosquée, qui est resté le dernier, a essayé de le maîtriser pour l’empêcher de quitter les lieux, en vain. Une enquête a été ouverte par les services de la sûreté de daïra de Chetouane. Rappelons qu’un vol similaire avait été commis le Ramadhan dernier au niveau de la mosquée « Oqba Ibnou Nafi’ », située dans cette localité ; le voleur fut arrêté par la suite. Dans ce sillage, deux lieux de culte avaient été « visités » il n’y a pas longtemps par des cambrioleurs ; il s’agit de Djamaâ El Kebir à Tlemcen (où le vol fut commis par un intrus « dormant ») et la mosquée Abou Abdellah Tlemçani des Cerisiers (par effraction). E. H. T.