Plusieurs marchés de proximité de fruits et légumes, réalisés à travers plusieurs communes de la wilaya de Sétif, demeurent toujours inexploités au grand dam de la population. En effet, ces structures, réalisées avec l’argent du contribuable depuis des années et qui ne cessent de se dégrader de jour en jour, se trouvent aujourd’hui à l’abandon.
Le hic, est que ces marchés de proximité ont été réalisés pour lutter contre le phénomène du commerce informel qui a de beaux jours devant lui dans la capitale des Hauts-Plateaux. C’est le cas dans le chef-lieu de wilaya, plus précisément à la cité El-Hassi où se trouve un marché de proximité qui n’a jamais ouvert ses portes selon des informations recueillies sur place. A quelques mètres de ce marché, réceptionné depuis près de 10 ans, des marchands ambulants installent leurs tables et chapiteaux pour la vente des fruits et des légumes. Pis encore, un marchand installe une table pour la vente de la sardine en plein soleil, a-t-on constaté. « Ce marchand était hier dans ce même espace et vend des produits périssables. L’absence des contrôleurs encouragent les pseudos marchands à mettre en danger les consommateurs », nous dira un citoyen rencontré dans ce marché clandestin qui a pris forme depuis plusieurs années. Aussi, certains vendeurs à la sauvette n’ont pas hésité d’installer leur marchandise au bord de la RN 5 reliant la ville d’El-Eulma et celle de Sétif en passant par cette grande agglomération. Cette situation n’est pas sans conséquence sur le trafic routier. Ces marchands gênent considérablement la circulation, non seulement par leurs étalages, mais aussi par le stationnement anarchique des voitures et des camions de gros tonnage. Par ailleurs, ils ne respectent pas les conditions de l’hygiène car ces fruits et légumes restent exposés à longueur de journée au soleil. Aussi, le marché de proximité d’El-Hidhab au chef-lieu de wilaya est aussi peu exploité par ses propriétaires. A l’exception de quelques propriétaires de locaux qui ont procédé à l’ouverture de leurs locaux à l’entrée du marché, les autres locaux restent fermés. Un marché clandestin a pris forme à la sortie de cette cité fréquenté aujourd’hui par de nombreux citoyens de cette cité mais aussi par les automobilistes. Les propriétaires de ces locaux ont refusé d’ouvrir ces locaux sous prétexte qu’ils se trouvent dans des endroits isolés. Le constat est le même dans la ville commerciale d’El-Eulma. En effet, les 120 locaux attribués en 2013 aux jeunes chômeurs au niveau de trois marchés de proximité, situés aux cités Boussif, Boukhabla et Djermane, dans la ville d’El-Eulma, sont toujours fermés. Dans la cité 5-Juillet, appelée communément Boukhabla, le marché de proximité se trouve aujourd’hui dans un état lamentable. Des fissures ont été détectées sur les murs de cet espace jamais exploité. Les marchands ont transformé un terrain au milieu de cette grande agglomération en un marché clandestin. Les habitants n’ont pas manqué de dénoncer les nuisances causées par ces derniers qui ne se gênent pas de jeter le reste de leurs marchandises près des domiciles. Dans l’autre cité Talhi-Zidane, appelée Djermane, le marché de proximité reste aussi fermé et les jeunes bénéficiaires n’ont pas jugé utile d’ouvrir leurs locaux par manque d’activité. Des marchands clandestins ont créé sur la RN 5 reliant Sétif et Constantine un marché clandestin. Cette situation expose la vie et la sécurité des usagers de la route sachant que ce tronçon est à double voies. En dépit de l’existence d’un marché de proximité à quelques encablures et qui reste toujours fermé, ces marchands préfèrent exposer leurs marchandises sur la RN5. Les fruits et légumes sont exposés au soleil toute la journée, ce qui représente un véritable danger sur la santé publique. Les services compétents n’ont fait aucun effort pour trouver une solution à cette question. A noter que le wali de Sétif a procédé, à la veille de Ramadhan, à l’ouverture d’un seul marché dans la grande salle d’exposition du parc d’attractions en plein centre-ville.
Prix inabordables durant la première semaine de Ramadhan
Pour la première semaine du mois de Ramadhan, les prix des fruits et légumes sont excessivement élevés, voire inabordables pour la majorité des consommateurs notamment ceux de la classe moyenne. Lors de notre virée au marché populaire Abacha-Amar (ex-Anderioli), nous avons constaté cette tendance haussière. Il faut noter que ce marché est fréquenté par la majorité des Sétifiens. Outre les prix exorbitants, l’absence d’hygiène est constatée de visu. Aussi, l’absence de contrôle de la traçabilité y contribue également. Nous avons remarqué que les prix des légumes les plus prisés dans ce mois restent élevés. Ainsi, la pomme de terre est cédée entre 45 et 60 DA. La tomate est vendue entre 110 et 150 DA, les oignons entre 60 et 70 DA et le poivron entre 95 et 115 DA. Les artichauts se monnayent entre 100 et 120 DA. Pour les haricots verts, ils sont cédés à 240 et 260 DA. Quant à la laitue, elle vaut entre 80 et 100 DA. Le concombre est cédé à 80 DA. Par ailleurs, le fenouil vaut 70 DA, les fèves sont vendues entre 70 et 85 DA, le citron qui est devenu un luxe est cédé à 240 DA. Le prix des dattes qui sont un fruit très prisé par la famille algérienne durant le mois de Ramadhan est entre 650 et 900 DA le kilogramme. A noter que le prix de la banane reste stable entre 240 et 290 DA. Stockées dans les chambres froides, les oranges Thomson, qui sont cédées jusqu’à 350 DA, alors que celles de petit calibre le sont entre 100 et 150 DA. Aussi, le prix des fraises est resté relativement stable, soit entre 200 et 300 DA. Pour les viandes blanches, le poulet est cédé à 250 DA le kilogramme. Par ailleurs, la viande de veau reste chère pour la majorité des familles, puisqu’elle est cédée entre 1 150 et 1 600 DA le kilogramme. n