Le réchauffement climatique bat son plein. En effet, les températures durant ce mois de mai, qui coïncide avec le mois de Ramadhan, seront «chaudes», dépassant la normale sur l’ensemble du pays, a indiqué hier le Centre climatologique national (CCN). «Les températures moyennes du mois de Ramadhan seront très probablement anormalement chaudes», selon les prévisions du CCN, précisant que «la température moyenne mensuelle est prévue de dépasser celle de la normale de +1 à +2 degrés Celsius sur l’ensemble du pays ». La température moyenne «variera entre +22° et +26° C sur tout le nord du pays et atteindra +34° C au Sud en moyenne», alors que les températures maximales «pourront dépasser les valeurs sus-indiquées dans les après-midis», ajoute la même source. Concernant les précipitations, il est attendu qu’elles soient «très probablement déficitaires sur toutes les régions côtières et les Hauts-Plateaux de tout le nord du pays», note le CCN. Ainsi, les régions des Hauts-Plateaux Est et Ouest et celles du littoral central ont de «fortes chances» (plus de 50%) d’observer moins de pluies que d’habitude pour ce mois de mai, où les déficits pluviométriques «atteindront ou dépasseront les 30 mm». Les régions du nord du Sahara jusqu’au sud observeront, quant à elles, plutôt des «conditions normales», précisent également le CCN, relevant de l’Office national de la météorologie. Notons que, cette année, la saison du printemps a été marquée par un déficit de pluviométrie. En d’autres termes, il a plu moins que d’habitude notamment au centre et à l’ouest du pays. Toutefois, ce déficit n’a pas eu d’impact sur le taux de remplissage des barrages qui dépasse les 65% sur l’ensemble du territoire national. Ainsi, les Algériens n’auront pas de problème d’approvisionnement en eau potable cet été.