Les deux sénateurs du tiers présidentiel Djamel Ould Abbès, ancien secrétaire général du Front de libération nationale (FLN), et Saïd Barkat, ancien ministre de l’Agriculture, ont été entendus, jeudi dernier, par la commission des affaires juridiques du Conseil de la Nation (Sénat). L’audition atteste que la procédure visant la levée de l’immunité parlementaire pour les deux sénateurs poursuit son cours.
Actuellement sénateurs au titre du tiers présidentiel, les deux anciens ministres ont répondu aux questions des membres de ladite commission concernant la gestion des affaires du ministère de la Solidarité nationale lors de leurs passages respectifs à la tête de ce département ministériel. La comparution des deux sénateurs devant la commission s’est faite «dans le cadre de l’étude de la demande du ministre de la Justice concernant l’activation de la procédure de levée de l’immunité parlementaire des deux membres du Sénat», selon un communiqué rendu public par le Sénat.
«Conformément à l’article 127 de la Constitution et l’article 125 (alinéa 2) du règlement intérieur du Conseil de la Nation, et dans le cadre de l’examen de la demande du ministre de la Justice, garde des Sceaux relative à l’activation de la procédure de la levée de l’immunité parlementaire des deux sénateurs, Saïd Barkat et Djamel Ould Abbès, la Commission des affaires juridiques, administratives, des droits de l’Homme, de l’organisation locale, de l’aménagement du territoire et du découpage territorial du Conseil de la nation a tenu, jeudi 9 mai, deux réunions lors desquelles elle a auditionné les deux membres concernés pour l’élaboration d’un rapport à soumettre au bureau, avant de le présenter aux sénateurs en séance à huis clos», ajoute la source.
C’est en présence du président de la commission, Noureddine Bellatrache, et de Mohamed Boubtima, vice-président du Sénat, que la «commission a entendu les deux membres du Conseil de la Nation en vue de préparer son rapport au sujet de la levée de l’immunité, qu’elle transmettra au bureau (du Sénat) avant d’être exposé aux sénateurs qui prendront une décision lors d’une séance à huis clos», précise la même source. Le bureau du Conseil de la Nation avait, pour rappel, transmis il y a quelques jours, à la Commission des affaires juridiques et administratives la demande du ministre de la Justice, garde des Sceaux relative à l’activation de la procédure de levée de l’immunité parlementaire des deux sénateurs.
Il faut relever que cette action visant la levée de l’immunité parlementaire pour les deux anciens ministres intervient dans un contexte politique particulier marqué, notamment, par l’accélération de plusieurs affaires judiciaires dans lesquelles sont présumés impliqués des responsables politiques et autres hommes d’affaires, dont certains sont déjà condamnés.