Plusieurs ouvrages ont été publiés ces dernières semaines. Nous présentons, dans cette sélection, quelques titres.

«Nabile Farès. Un passager entre la lettre et la parole» Collectif
Les éditions Koukou viennent de publier «Nabile Farès. Un passager entre la lettre et la parole», un «hommage-collectif» réalisé sous la direction de Beïda Chikhi, Ali Chibani et Karima Lazali. Universitaires, écrivains, artistes et psychanalystes, 19 au total (dont Zineb Ali-Benali, Habiba Djahnine, Charles Bonn, Nassima Metahri), se sont réunis pou rendre hommage à Nabile Farès et éclairer la cohérence d’une œuvre souvent désignée comme difficile d’accès. Poète, romancier et dramaturge, Nabile Farès «a laissé advenir sa propre vision de la littérature dans la lignée des écrivains algériens qui l’ont précédé, qu’il a côtoyés et lus avec passion, reconnaissant dans leurs textes les passages salutaires de la voix à l’écrit, puis de la lettre à la parole», mentionne-t-on sur la quatrième de couverture. Marqué par des événements d’une grande violence, cet «enfant de la guerre» devient l’écrivain des transitions et des passages, engagé contre les mythologies destructrices : désir de domination, esclavage, colonialisme, impérialisme, ségrégation, guerre, dictature… De «Yahia Pas de chance» (1970) à son livre posthume «L’Etrave» (2017), «il a construit une œuvre importante, portée par une réflexion sur la complexité poétique et politique de la langue», lit-on encore. Prix : 800 DA.

«L’outrage fait à Sarah Ikker» Yasmina Khadra
Le nouveau roman de Yasmina Khadra, «L’outrage fait à Sarah Ikker», qui situe son intrigue dans la ville marocaine de Tanger, vient de paraître en Algérie aux éditions Casbah. Couple comblé, Sarah et Driss Ikker menaient la belle vie à Tanger jusqu’au jour où l’outrage s’invita à leur table. Depuis, Driss n’eut plus qu’une seule obsession : identifier l’intrus qui avait profané son bonheur conjugal. «Sarah aurait tant aimé que son mari se réveille et qu’il la surprenne penchée sur lui pareille à une étoile veillant sur son berger. Mais Driss ne se réveillerait pas. Restitué à lui-même, il s’était verrouillé dans un sommeil où les hantises et les soupçons se neutralisaient, et Sarah lui en voulait de se mettre ainsi à l’abri des tourments qui la persécutaient. Aucun ange ne t’arrive à la cheville, lorsque tu dors, mon amour, pensa-t-elle. Pourquoi faut-il qu’à ton réveil tu convoques tes vieux démons, alors qu’il te suffit de sourire pour les tenir à distance ?», peut-on lire cet extrait du roman sur la quatrième de couverture. Prix : 1000 DA.


«La communication démystifiée pour le manager algérien» Mohamed Cherif Amokrane
Les éditions Dar Othmania viennent de publier l’ouvrage «La communication démystifiée pour le manager algérien» de Mohamed Cherif Amokrane, préfacé par Claude Cossette (Université Laval, Québec –Canada). L’ouvrage est «un outil précieux dans l’Algérie d’aujourd’hui. Une Algérie ambitieuse et déterminée à agir sur son destin, grâce au concours de toutes ses forces vives», peut-on lire sur la quatrième de couverture. Et d’ajouter : «Si notre passé a été longtemps marqué par l’opacité et le manque de communication, tout porte à espérer aujourd’hui que nous nous dirigeons vers plus d’ouverture et de transparence. C’est un contexte qui va impacter positivement tous types d’organisation pourvu que celles-ci épousent correctement le virage socioculturel qui se dessine. Une Algérie forte se construit sur des organisations fortes. Des organisations fortes se construisent par une communication efficace…» Mohamed Cherif Amokrane est stratège en communication, qui accompagne différents types d’organisations par du conseil et des formations. Bloggeur, il est également le coauteur du livre «Petit Guide pour grands succès publicitaires». Prix : 550 DA.

«Dans le sillage de Frantz Fanon» Christiane Chaulet-Achour
Les éditions Casbah viennent de publier, dans la collection «Essais», l’ouvrage «Dans le sillage de Frantz Fanon» de Christiane Chaulet-Achour. «Le choix fait dans cet ouvrage est celui d’un parcours personnel de lectures, durant ces cinquante dernières années, correspondant à une connaissance sans cesse approfondie de l’œuvre de Fanon qui n’en finit pas de délivrer ses étincelles de sens», peut-on lire sur la quatrième de couverture. «L’objectif n’est pas d’écrire un ‘hommage-musée’ à Fanon mais d’éclairer en quoi il informe notre vécu et notre présent grâce à des lectrices et des lecteurs, attentives et attentifs à la charge décapante de son œuvre. Ces ‘lecteurs’ choisis sont nommés ‘héritiers’, c’est-à-dire celles et ceux qui ont eu la capacité d’engranger une pensée et de faire fructifier cette antériorité en l’adaptant aux situations et corpus qui sont les leurs, en l’adaptant à leur propre projet d’écriture. Héritiers, donc pour lesquels la référence à Fanon est centrale et structurante. Il sera question de biographes, d’écrivains et de critiques», lit-on encore. Prix : 750 DA.

«Les mouvements amazighs en Afrique du Nord» Collectif
Après sa parution en langue arabe, l’ouvrage «Les mouvements amazighs en Afrique Nord. Les élites, les formes d’expression et les défis», qui est une étude sociopolitique de deux années ayant concerné cinq pays d’Afrique du Nord, réalisée sous la direction du sociologue Nacer Djabi, est paru récemment dans sa version française, toujours aux éditions Chihab. Cette étude propose une lecture sociologique et démographique d’une composante sociale qui a connu des transformations et des métissages tout au long de sa longue histoire. Après la présentation des éléments géographiques et démographiques et les implications sociopolitiques, l’étude aborde la dimension sociale derrière la revendication amazighe et son évolution à travers le temps. Le lecteur découvrira une étude des élites qui ont exprimé et défendu cette revendication dans sa dimension large et plurielle, à l’instar des élites politiques,
industrielles, culturelles (Si Mohand U Mhand, Mouloud Mammeri) et artistique (Matoub Lounes). Dans l’ouvrage est démontrée également la manière dont les élites et leurs formes d’expression ont évolué, avec la prise en compte de la dimension générationnelle (du mouvement national au mouvement
étudiant).
Prix : 1400 DA.

«Marcher !» Collectif, sous la direction d’Amin Khan
Les éditions Chihab publient, cette semaine, «Marcher !», cinquième volume de la série/collection «Nous autres», lancée en novembre 2016, et qui consiste en la publication de «recueils collectifs de textes qui (re) pensent la société». Réalisé sous la direction d’Amin Khan, ce nouveau numéro (qui vient après «Nous autres –Eléments pour un manifeste de l’Algérie heureuse», «Notre rapport au monde», «Penser», «Travailler») regroupe «de nombreux acteurs et témoins des événements actuels», peut-on lire dans une présentation de l’éditeur. Outre la participation de chercheurs, journalistes et auteurs témoins de cette révolution en cours, ce numéro fait participer des photographes. Dans ce volume, le lecteur pourra lire des témoignages et «éclairages utiles à l’appréhension de la révolution en cours ainsi que des éléments pour une réflexion sur l’avenir immédiat» (des analyses juridiques, politiques, psychologiques…) La poésie, au cœur de «Nous autres», «s’affirme en tant que telle, à la fois éclatante et subtile», dans ce volume, riche par les textes et les photographies qui y figurent. Quant aux contributeurs, «Marcher !» a vu la participation de Lynda Abbou, Feriel Ait-Ouyahia, Salah Badis, Mouanis Bekari, Sabri Benalycherif, Ramzy Bensaadi, Houari Bouchenak, Mouloud Boumghar, Akram Belkaïd, Meryem Belkaïd, Mustapha Benfodil, Sami Benmehidi, Farid Chaoui, Saïd Djaâfer, Tin Hinan El Kadi, Amin Khan, Rym Khene, Youcef Krache, Mohamed Magani, Khadidja Markemal, Maya Ouabadi, Amel Ouaissa, Ouled El Bahdja, Fethi Sahraoui, Lydia Saidi, Nedjib Sidi Moussa, Arezki Tahar, Mohamed Tadjadit, Idris Terranti et Hocine Zaourar.
Prix : 1000 DA.

«La révolution du sourire» Collectif
Le recueil collectif «La révolution du sourire», qui est, «le premier livre sur la révolution en cours», est paru le 4 mai aux éditions Frantz Fanon. «Les auteurs qui ont contribué à ce livre, chacun à sa manière, ont voulu montrer comment un désert peut engendrer un rêve, comment ressusciter un cœur mort de mille morts, comment le ras-le-bol d’un peuple peut se transformer en poème. Puisse le temps qui passe faire que nos sourires révolutionnaires survivent à nos peines, nos peurs et nos déceptions», mentionne l’éditeur dans sa présentation. Quant aux contributeurs, il s’agit d’écrivains qui livreront leurs émotions et leurs points de vue sur le processus révolutionnaire en cours. Introduit par Sarah Slimani, l’ouvrage comporte les contributions de dix auteurs ; il s’agit d’El-Mahdi Acherchour, Kamel Bencheikh, Hédia Bensahli, Salah Guemriche, Mohamed Kacimi, Amina Mekahli, Saïd Oussad, Mohamed Anis Saidoun, Rabeh Sebaa, Lynda-Nawel Tebbani. Chacun, aves sa sensibilité et sa langue raconte «La révolution du sourire». Prix : 600 DA.