Mardi, le siège de l’entreprise nationale des industries électroniques (Enie) de Sidi Bel Abbés a été pris d’assaut par des dizaines de demandeurs d’emploi qui s’étaient introduits de force et ont refusé de quitter les lieux, pour obliger son président-directeur général à s’engager à les recruter. Quelques jours auparavant, les protestataires, des enfants des retraités de l’Enie, avaient organisé un sit-in devant le siège de l’entreprise pour revendiquer des postes d’emploi au niveau de ses chaînes de production et au sein de son administration, sous prétexte que la loi leur accorde la priorité aux postes d’emploi après le départ en retraite de leurs géniteurs.
Ce mardi, la situation a pris une autre tournure, lorsqu’un groupe d’entre les protestataires s’est introduit de force et a menacé ses agents de sécurité avec des armes blanches. Une situation qui a obligé le président-directeur général de l’Enie à libérer tous les travailleurs et faire appel aux éléments des services de sécurité pour évacuer les squatteurs des lieux. Joint par téléphone, M. Bekara, le président-directeur général de l’Enie, a indiqué que depuis une quinzaine de jours, une centaine de jeunes se rassemblent quotidiennement devant le siège de son entreprise et que, ce mardi, un groupe parmi eux s’était introduit dans l’entreprise, les menaçant lui et ses agents de sécurité avec armes blanches et ce en absence d’un dispositif sécuritaire à l’extérieur de l’entreprise. Les éléments de la police auxquels il a fait appel à maintes reprises pour disperser les protestataires n’ont pas réagi. Le mardi toute l’entreprise a été fermée et ses chaînes paralysées pour éviter l’irréparable, déplore le responsable qui nous révèle que le problème devient critique et peut dévier vers l’irréparable, a-t-il déclaré. Il compte réunir son conseil d’administration dimanche prochain pour donner congé à ses travailleurs jusqu’à rétablissement de la situation.
Selon toujours le même responsable, son administration a reçu 140 dossiers et CV des enfants des retraités qui cherchent à être recrutés, sauf qu’actuellement l’entreprise connaît une situation financière critique et ne dispose pas de postes budgétaires à leur offrir. Il expliquera que 70% des travailleurs de l’entreprise sont des enfants des retraités.
Hier, les manifestants sont revenus sur place et observé un sit-in devant le siège de l’Enie, toujours avec les mêmes exigences.