La montée du mercure à l’approche de la saison estivale est synonyme de fuites d’eau à travers les cités et quartiers des grandes agglomérations de la wilaya, telles le chef-lieu Aïn Beïda. Les citoyens constatent de visu l’écoulement des eaux sur la chaussée et les trottoirs dès que l’eau arrive dans les robinets. Cette perte importante du liquide vital résulte des fuites provenant des réseaux vétustes dans de nombreux quartiers et cités. Des quantités d’eau se déversent sur la chaussée des cités telles El Houria, El Adhwa, Malki Harkati se perdant dans la nature. Au moment où les services ayant en charge la gestion des eaux (ADE, direction de l’hydraulique) semblent avoir pris le taureau par les cornes pour atténuer le phénomène du gaspillage de l’eau et ne cessent ainsi de faire des appels en direction des citoyens, voire organiser des campagnes de sensibilisation pour l’utilisation rationnelle de l’eau, les fuites d’eau persistent encore. Une situation similaire est enregistrée aussi à Aïn Beida où d’importantes quantités d’eau terminent leur chemin dans les égouts et autres lieux. Le réseau d’alimentation en eau potable de la ville date dans certains endroits de l’époque coloniale et demeure complètement dégradé. Des fuites d’eau prenant naissance à proximité de la mosquée Khadidja, la route de Khenchela, à proximité du siège de l’OPGI et autres lieux demeurent d’un impact négatif sur la distribution, en l’absence d’initiatives de la part des services concernés. Pour rappel, la ville de Aïn Beïda, la plus grande agglomération de la wilaya avec plus de 200 000 habitants, a toujours fait les frais des pénuries d’eau particulièrement en saison estivale. Cette dernière, à l’instar du chef-lieu de wilaya, s’attend à l’arrivée d’importantes quantités d’eau à partir du barrage-bassin d’Ourkis dans le cadre des grab4nds transferts et de ce fait il y a risque de voir tous les anciens réseaux éclater. Cela nécessite alors l’urgence de la rénovation des réseaux en question pour améliorer la distribution. n