C’est à l’occasion de la commémoration du 74e anniversaire des douloureux événements du 8 Mai 1945, que le FFS a réitéré son appel à la mise sur pied des conditions d’une transition démocratique pour sortir définitivement de l’impasse. Dans un communiqué rendu public, hier, le FFS appelle « les acteurs sociopolitiques et les forces vives de la Nation à redoubler les efforts afin de trouver ensemble une issue qui nous permettra de nous engager, le plus vite possible, dans une vraie transition démocratique ». Le même communiqué souligne que le FFS assure ses «valeureux compatriotes de notre indéfectible engagement à continuer notre combat à leurs côtés, jusqu’à l’avènement de la deuxième République ». « L’Etat de droit de demain donnera le statut de martyrs aux victimes des massacres du 8 Mai 1945 », plaide le parti. Ajoutant que « la deuxième République de demain ne manquera pas de réhabiliter les anciens militants du FFS de 1963, ainsi que tous les martyrs du combat démocratique ». Concernant les événements du
8 Mai 1945, le parti fondé par le défunt Aït Ahmed a souligné qu’aujourd’hui, « nous allons faire une halte avec l’histoire afin de commémorer et d’évoquer une date charnière et déterminante de notre histoire contemporaine. Une étape douloureuse et tragique qui marquera à tout jamais le ténébreux et le cruel passé colonial de la France dans notre pays », rappelant qu’il y a 74 ans, dans plusieurs wilayas comme Béjaïa, Guelma, Skikda et Sétif… des milliers d’Algériennes et d’Algériens sont sortis manifester pacifiquement pour exprimer leur volonté légitime de s’affranchir du joug colonial et pour revendiquer leur droit à l’autodétermination et à la liberté, à l’instar de plusieurs peuples du monde qui venaient de se défaire de l’emprise du fascisme et du nazisme. « Face à cette demande populaire, les forces coloniales ont répondu d’une manière sauvage et féroce provoquant ainsi un véritable génocide qui a engendré le bilan affreux et macabre de plus de 45 000 martyrs, dont plusieurs enfants et femmes », ajoute le communiqué.
Estimant que ce massacre est une « phase honteuse et condamnable du passé colonial français qui venait se greffer à un parcours déjà lourd en atteinte aux droits de l’Homme, fait de campagnes d’extermination et de spoliations de notre identité et de notre existence en tant que peuple algérien ».
« Néanmoins, cette dramatique et tragique séquence coloniale a engendré un autre sursaut populaire qui a jeté les bases de la glorieuse révolution du 1er Novembre 1954. Cette ultime révolution est venue à bout de plus de 130 ans de colonialisme au prix fort et onéreux de plus d’un million et demi de martyrs algériens », a encore indiqué le communiqué.