L’«Opération Solidarité Ramadhan » 2019 est organisée avec la participation de tous les services et secteurs concernés de l’Etat ainsi que la société civile, le mouvement associatif et des bienfaiteurs en direction des familles et des personnes démunies recensées à travers toutes les communes de la wilaya.

de Tizi Ouzou, Houssem A. M. et S. Oularbi
Le montant global de l’opération est de 173 244 999,98 DA, une cagnotte constituée avec le concours de plusieurs sources financières, à savoir le budget de wilaya (80 000 000 DA), le compte d’affectation spéciale du ministère de la Solidarité nationale
(21 000 000 DA), le budget des communes (68 244 999,98 DA), la Direction des affaires religieuses (Fonds de la Zakat : 3 000 000 DA), la contribution de Sonatrach (4 000 000 DA). Pour l’opération de solidarité Ramadhan 2019, il a été décidé l’octroi d’aides financières de 6 000 DA à chaque famille et personnes nécessiteuses éligibles à l’aide de l’Etat en remplacement des colis alimentaires. Et ce, conformément aux mesures prises par le Conseil des ministres en date du 5 juin 2018. Le recensement et l’actualisation des listes des familles démunies susceptibles de bénéficier des aides financière a permis d’établir un nombre total prévisionnel de familles démunies à prendre en charge à travers toutes les communes de la wilaya estimé à 34 877 personnes. Par ailleurs, une quarantaine de restaurants « Rahma » sont susceptibles d’être ouverts et seront à la charge des communes, du Croissant-Rouge algérien, des bienfaiteurs, ou des associations caritatives ou des mosquées. Des demandes préalables ont été introduites auprès de la direction de l’Action sociale et de la Solidarité qui a installé une Commission technique de wilaya chargée du contrôle de la conformité des lieux de restauration en matière d’hygiène et de sécurité.
Cinq marchés « spécial Ramadhan » ouverts cette année
Par ailleurs, cinq marchés «spécial Ramadhan» seront ouverts au niveau de la wilaya de Tizi-Ouzou pour lutter contre la spéculation des prix et préserver le pouvoir d’achat des consommateurs. Ils seront implantés au niveau de différentes localités, boulevard Larbaoui à Draâ Ben-Khedda, le stade communal Boumeghar dans la localité de Draâ El-Mizan, Azazga, Yakouren et le marché habituel implanté au niveau de l’ancienne gare routière au chef-lieu de la wilaya de Tizi Ouzou. C’est du moins ce qu’a annoncé Fazia Aba, responsable au niveau de la direction locale du commerce. Tout en appelant les commerçants à se rapprocher au niveau des inspections de commerce de ces localités pour y participer et installer son stand dans ces marchés de bienfaisance. Rappelons que les prix proposés au niveau de ces marchés sont plus ou moins abordables par rapport à ceux proposés au niveau des étals des autres lieux commerciaux. Une bouffée d’oxygène pour les consommateurs qui sont confrontés, cette année encore, à la flambée des prix des fruits et légumes. Ces marchés « spécial Ramadhan » offrent une marge différentielle de prix qui varie de 5 à 15 DA, selon le produit proposé. En revanche, malgré les prix abordables proposés de ces marchés, il faut avouer que leur ouverture tardive, une semaine après le début du Ramadhan, demeure l’un des points noirs de leur gestion. Une décision rejetée par le consommateur et par les commerçants installés sur place qui n’arrivent pas à faire écouler leurs marchandises. «Comment voulez-vous que je vendes ma marchandise une semaine après le début du mois de Ramadhan, alors que le consommateur s’approvisionne avant», lance un commerçant. Une contrainte qui empêche les commerçants de participer à ces marchés de bienfaisance et de charité organisés chaque Ramadhan. Pour leur part, les consommateurs ont plaidé à ce que l’ouverture de ces marchés se fasse avant le début du mois de Ramadhan pour qu’ils puissent s’approvisionner à des prix raisonnables. Dans le même contexte, la direction locale du commerce appelle les commerçants à veiller sur la régulation des prix pour protéger le pouvoir d’achat du consommateur. Pour cela, 37 brigades de lutte contre la spéculation des prix, de contrôle des activités commerciales et de la régulation du marché seront mobilisées tout au long de ce mois béni. Chaque brigade est composée de deux agents de contrôle, dont le nombre total est de 74, qui auront pour mission de veiller rigoureusement sur l’affichage des prix. En dépit de ces mesures prises pour lutter contre la spéculation, les prix des fruits et légumes affichés dans les marchés de proximité de la ville de Tizi-Ouzou étaient, au premier jour de Ramadhan, hors la portée du consommateur qui n’arrive pas à remplir son couffin. Hormis la viande blanche qui a gardé le cap puisqu’elle était cédée à 295DA/kg, tous les prix des produits étaient excessifs !
La tomate à 150DA/kg, la pomme de terre à 65DA, l’oignon à 80DA, la carotte à 70DA, la courgette à 130DA et les haricots verts à 250DA/kg. Selon les commerçants rencontrés, cette flambée est due à l’absence de contrôle du marché de gros, ce qui se répercute sur le prix au détail. Pour cela, ils ont lancé un appel auprès des autorités locales de multiplier le contrôle des pratiques commerciales pour permettre au consommateur de passer un Ramadhan en toute tranquillité. n