L’Assemblée populaire communale (APC) de Béjaïa est au cœur d’une vive polémique relayée sur les réseaux sociaux et par certains médias nationaux. En effet, le fameux document administratif appelé « attestation de pauvreté » que les services de la mairie de la ville de Béjaïa ont délivré à des citoyens démunis, n’a pas manqué de susciter l’indignation de bon nombre d’internautes. Ces derniers se disent « scandalisés » par l’intitulé d’un tel document qui, selon eux, porte « une grave atteinte à la dignité humaine ». Certains facebookeurs sont allés jusqu’à fustiger « l’irresponsabilité des élus locaux » qui osent signer des attestations dites de « pauvreté ».

Afin d’appréhender au mieux cette affaire qui a défrayé la chronique locale, nous nous sommes rapprochés du chef de service d’Etat-civil de la commune de Béjaïa qui a tenu à apporter une mise au point aux « allégations infondées » de certains internautes et blogueurs.

Selon Riad Adjiri, il s’agit, en fait, du « certificat d’indigence », un document administratif que délivrent en bonne et due forme les services de l’APC, conformément aux textes de loi en vigueur. « Ce certificat d’indigence que nous établissons sur demande des autorités judiciaires dans le cadre d’une enquête administrative, est prévu dans l’article 306 de l’ordonnance n°66-155 du 8 juin 1966 portant code de procédure pénale », nous a expliqué M. Adjiri.

Notre interlocuteur précisera, à ce titre, que ce document administratif ne peut être délivré que dans deux cas de figure seulement : « lorsqu’une personne démunie est appelée à constituer un dossier pour obtenir gratuitement une assistance judiciaire », ou « pour éponger une amende qui lui a été infligée par la justice ».

Ceci dit, le premier responsable du service d’Etat-civile de la commune de Béjaïa nie avoir délivré une telle attestation à un quelconque citoyen nécessiteux en vue de bénéficier de l’aide matérielle accordée par l’Etat dans le cadre de la solidarité à l’occasion du mois sacré de Ramadhan.

T. B.