Les travailleurs de l’unité de la Société de fabrication d’accessoires industriels et sanitaires (Saniak), sise à Aïn El-Kébira, à une trentaine de kilomètres au nord-est de Sétif, ont entamé depuis trois jours une grève illimitée pour revendiquer une augmentation de salaire de l’ordre de 10%. Rappelons que les 390 salariés de l’unité ont observé une grève illimitée le mois de février 2018 pour réclamer une augmentation de leurs salaires de l’ordre de 20% à l’instar de leurs collègues de la filiale Orfee de Bordj Ménaïel qui ont bénéficié, eux, de revalorisations salariales, conformément à la convention d’entreprise. L’année passée, l’administration a accepté une hausse des salaires de 10% tout en promettant d’appliquer une autre hausse de 10% le mois de juillet 2018. «Cela fait une année que nous attendons cette revalorisation de nos salaire de 10%. L’administration nous a promis d’appliquer cette hausse le mois de juillet 2018», nous dira un salarié protestataire. Par ailleurs, les travailleurs grévistes ont tenu à dénoncer le manque de transparence dans la gestion de cette société. «Les travailleurs travaillent durement, mais les responsables indiquent à chaque fois que le bilan est négatif. A chaque fois que nous demandons la revalorisation de nos salaires, ces derniers nous soulignent que cette société souffre d’une dette estimée à 140 milliards de centimes», ajoutera un autre salarié.