Les travailleurs de l’Entreprise nationale des industries de l’électroménager (Eniem) ont observé, hier, une grève pour dénoncer la précarité de leurs conditions de travail et exiger l’augmentation de leurs salaires qui varient entre 20 000 et 40 000 DA et qu’ils estiment «dérisoires» pour subvenir aux besoins de leurs familles. Comme ils exigent le virement de salaires du mois d’avril dernier qu’ils n’ont pas encore perçu. Hier, toutes les unités de l’Eniem, que ce soit l’usine implantée à la Zone industrielle de Oued Aïssi ou la direction générale au boulevard Stiti, étaient totalement paralysées par une grève générale observée par les travailleurs qui ont décidé de sortir dans la rue pour faire entendre leur voix. Ils estiment que leurs salaires mensuels sont dérisoires pour subvenir à leurs besoins et à ceux de leurs familles, notamment avec l’inflation qui touche de plein fouet le marché. Pour cela, ils demandent une hausse salariale et l’amélioration de leurs conditions socioprofessionnelles. Pour sa part, le président-directeur général de l’Eniem, Mouzayar Djilali, a avoué que les revendications des travailleurs sont légitimes, puisque les salaires versés ne leur permettent pas de subvenir à leurs besoins les plus élémentaires. Tout en émettant le vœu que la situation s’améliore. «Nous sommes favorables à l’augmentation des salaires, mais dans la situation financière actuelle de l’entreprise, la hausse salariale est impossible pour le moment», a-t-il dit. Pour ce qui est du retard dans le versement de la paie du mois d’avril dernier, il a indiqué que la paie devait être versée le 2 du mois en cours, mais les choses devront rentrer dans l’ordre, a-t-il rassuré. Il est à souligner que ce débrayage a inévitablement perturbé l’activité de l’usine et se répercutera sur le chiffre d’affaires de l’entreprise.n