Le projet de bitumage du chemin reliant la résidence universitaire à la cité DNC est en souffrance depuis une année ; après les travaux de décapage de la chaussée, le chantier a disparu du décor. Renseignements pris, l’entrepreneur chargé du projet aurait pris la clé des champs, après avoir empoché le montant du marché. De ce fait, l’état de la chaussée cahoteuse, préjudiciable aux usagers, ne semble pas déranger outre mesure les autorités communales. Dans ce sillage, les véhicules tanguent désagréablement au niveau des nids-de poules, à hauteur du pôle technologique et devant la cité U des filles. Du côté de la cité Bouarfa, il est enregistré des fuites d’eau devant la mosquée. Devant ce gaspillage d’eau potable, les habitants dénoncent l’incurie des services de l’ADE et de la voierie de l’APC. Tout au long du boulevard de l’indépendance, est constatée une opération de nuit portant sur l’éclairage public. Les citoyens se demandent pourquoi on procède au changement intégral des lampadaires alors qu’il suffit de remplacer les lampes défectueuses. Au niveau de la cité des 18/Logements et son périmètre immédiat, le volontariat bat son plein. Et pour cause. La cité était frappée d’un embargo urbain de la part de l’APC.
L’entrée de la cité qui était parsemée de nids-de-poule a été terrassée avec du béton. Les travaux de maçonnerie ont été effectués par des jeunes. Les matériaux de construction ont été achetés avec l’argent collecté auprès des habitants. Le ravalement du mur d’enceinte n’est pas en reste. La « plaie » que représentait la décharge située à l’entrée a disparu, faisant place à un décor original formé de pneus peints garnis de plantes -les pneus usagers ne servent pas toujours de « combustibles » pour les émeutes. Un panneau a été installé sur place avec l’avis d’« Interdiction de jeter les ordures ». A noter que les habitants de la cité attendent toujours l’affectation d’une poubelle neuve dont ils espèrent la délocalisation pour des raisons d’hygiène. E. H. T.