Milwaukee a déjà un pied en finales de Conférence. Les Bucks se sont rapprochés de la qualification en battant les Celtics une troisième fois de suite (113-101) sous l’impulsion d’un grand Giannis Antetokounmpo (39 pts).
Dans l’autre match, Houston a égalisé à deux manches partout en s’imposant à nouveau contre Golden State (112-108).

Celtics – Bucks : 101-113 Milwaukee mène 3-1
Qu’elle paraît déjà très loin, la lourde défaite infligée par les Celtics aux Bucks en ouverture de la série ! Paul Pierce, ex-joueur désormais consultant, assurait à ce moment-là que la série était déjà pliée.
Sacrée erreur de jugement. Parce que la franchise du Wisconsin a enchaîné trois victoires depuis. Dont la dernière en date cette nuit (113-101), à nouveau sur le parquet de Boston.

Le joueur : Giannis Antetokounmpo impérial
Ce qui a changé depuis le match 1, c’est la capacité de la défense des Celtics à ralentir Giannis Antetokounmpo. Le probable MVP s’était troué lors de la première rencontre. Mais il s’est bien rattrapé depuis. Il était tout simplement injouable hier soir. 39 points et 16 rebonds au total. 17 pions et 7 prises dans le quatrième quart temps, moment où les Bucks ont mis fin au suspense en faisant passer leur avance à plus de dix points. Au final, le Grec ne cesse de monter en puissance sur cette série. 22 points au match 1, 29 au second, 32 au suivant puis 39 hier. Il a beau ne pas être un très bon tireur et il y a beau avoir un excellent défenseur comme Al Horford en face, personne ne peut arrêter Antetokounmpo. La conférence Est peut trembler.

Le facteur X : George Hill encore une fois précieux
En parlant de tremblement, Mike Budenholzer, le coach des Bucks, a avoué qu’il était en sueur à chaque fois que Giannis ou Khris Middleton prenaient place sur le banc. Sa superstar a justement été contrainte à du repos forcé après avoir pris sa quatrième faute en début de troisième quart temps hier. L’entraîneur a alors joué la carte George Hill. Le vétéran est excellent depuis le début des playoffs et particulièrement contre Boston.
Il n’a pas déçu. 15 points et 5 passes en 27 minutes. Pat Connaughton a ajouté 9 points et 10 rebonds en sortie de banc. Encore une fois, les remplaçants des Bucks ont pris le dessus sur ceux des Celtics. C’est l’une des clés de la série d’ailleurs. 42-16 en leur faveur au match précédent et 32-7 cette nuit.
La faute à un Gordon Hayward très discret (2 pts à 1 sur 5) notamment. Terry Rozier n’a pas brillé non plus et Marcus Smart a arrosé (1 sur 7) pour son grand retour à la compétition. Les Bucks ont donc fait la différence avec leurs remplaçants sur le terrain. Ils ont fait passer le score de 59 partout à 78-68 à l’avantage de Milwaukee. Puis Antetokounmpo est revenu en jeu et il a tout écrasé sur son passage.

La statistique : 30%
Soit le pourcentage de réussite de Kyrie Irving sur les trois matches perdus par les Celtics au cours de cette série. Le meneur All-Star a la lourde responsabilité de mener Boston au sommet.
Il se troue au pire moment. Il a marqué seulement 19 de ses 62 dernières tentatives. Dont 7 sur 22 cette nuit, pour 23 points, 6 rebonds et 10 passes.
Irving a une mission. Pour l’instant, il échoue. Et c’est même tout son avenir à Boston qui est remis en question maintenant que sa franchise est au bord de l’élimination.

Rockets – Warriors : 112-108 / Les deux équipes sont à égalité 2-2
Après quatre matches de cette finale avant la finale, les Warriors ont inscrit 448 points. 447 pour les Rockets. Et donc une égalité parfaite : deux manches partout.
Menés 0-2 après les deux premières rencontres disputées à Oakland, les Texans ne se sont pas laissés enfoncer. Ils ont remporté les deux duels devant leur public dont le match 4, cette nuit, 112 à 108.

Le joueur : James Harden en patron
Si Houston n’a pas craqué à domicile, c’est d’abord parce que James Harden a tenu son rang. Encore 38 points hier soir.
Il a parfois fait preuve de maladresse (13 sur 29 aux tirs, 6 sur 17 à trois-points) mais il a notamment été au cœur d’un 8-2 passé en début de quatrième quart temps aux Warriors.
Les Rockets ont alors fait gonfler leur avance de 9 à 15 points (101-86) à un moment crucial de la partie. Les doubles-champions en titre ont fini par revenir. D’abord à 9 longueurs. Puis même à deux petits points à 19 secondes de la sirène suite à un panier primé de Stephen Curry (110-108). Mais Harden a alors converti un lancer-franc, Kevin Durant (34 pts) a manqué une tentative à trois-points et Chris Paul a ajouté un lancer de plus pour assurer la victoire aux siens.

La statistique : 17 à 8
Comme le nombre de trois-points inscrit par chaque équipe. Les Rockets n’ont pas hésité à dégainer derrière l’arc : 50 tentatives pour 17 réussites.
Les Warriors ont été nettement moins prolifiques. Seulement 8 sur 33. C’est étonnant pour une équipe qui compte trois des meilleurs tireurs du monde. Curry, par exemple, pointait à 4 sur 14 à trois-points. Klay Thompson est passé à coté de son match (11 pts, 5 sur 15, 1 sur 6 derrière la ligne). Ça a fait la différence sur ce match.

Le facteur X : P.J. Tucker encore une fois très précieux
Déjà très important pour sa défense sur Durant lors du Match 3, P.J. Tucker a encore confirmé qu’il était l’un des joueurs essentiels des Rockets. Le vétéran a compilé 17 points et 10 rebonds cette nuit.
Il n’est certainement pas le plus talentueux sur le terrain, mais il joue dur à chaque instant. Ce qui n’est pas le cas des Warriors, qui peinent décidément à se motiver depuis le début des playoffs.
Les joueurs de Steve Kerr vont clairement devoir se remuer. Parce que le match 5 s’annonce terriblement décisif pour la suite de cette série.