La salle des fêtes «Kasr el Afrah», située au lieudit Dar el Askri en face du parc communal de Tlemcen, non loin de la gare ferroviaire, est dans l’œil du cyclone. Et pour cause. Les riverains, en l’occurrence les habitants de l’immeuble «Provence» et ceux des logements des enseignants de Triq Ettout ainsi que la cité Sonatiba, dénoncent les nuisances sonores générées par l’activité de cet établissement classé, à savoir les décibels du Dj et la zorna, les feux d’artifices, les klaxons, les claquements des portières des voitures, les youyous… Lors d’une soirée, un cortège nuptial serait arrivé à une heure tardive de la nuit, soit à… 2 heures du matin, si l’on en croit le témoignage d’un riverain. Une cérémonie célébrée à coups de klaxon et de youyous, rimant avec tapage nocturne. Outre le bruit, les riverains protestent contre l’encombrement de la rue dû à l’envahissement des véhicules, en l’absence d’un parking aménagé au niveau de ladite salle. A la lumière de ces faits, les protestataires s’opposent fermement au renouvellement de l’autorisation d’exploitation de cette salle.
A noter que les services de sécurité ont émis un avis défavorable à la création d’une telle infrastructure (décision d’exploitation n° 4 017 du 1er août 2016). On ignore si la procédure de l’enquête dit commodo incommodo a été respectée par la gérante. Il faut signaler que cet établissement classé a ouvert ses portes à la faveur de la délocalisation de la pouponnière, voisine d’une limonaderie convertie en parking. Rappelons dans ce contexte qu’une rixe avait éclaté en août 2018, entre les agents de sécurité de la salle des fêtes «El Foursane» de Sidi Othmane (Tlemcen) et les riverains.
Il faut souligner dans ce sillage que deux établissements se sont imposés des restrictions en termes d’horaire maximum minuit et d’animation, interdiction de groupes musicaux, il s’agit respectivement de la salle des fêtes «Zahi» d’Imama (Mansourah) et «Hanafi» (Afit) de Aïn Defla (Chetouane).
Signalons au passage la fermeture «volontaire» de la salle «Karima» de Aïn Nedjar (Tlemcen), «Brixi» de la zone industrielle (Chetouane) et «L’Emigré» de Boudghène (Tlemcen).
Quant à celle de «Bali», qui était implantée au niveau de la ZI, elle a été délocalisée vers le quartier de Sidi Othmane pour des raisons de sécurité (proximité avec le centre enfûteur de Naftal).