Par O. Yazid
Dans son communiqué daté du 5 mai courant, publié sur le site de l’agence officielle APS, le ministère de la Poste, des Télécommunications, des Technologies et du Numérique, rappelle que «les employés affiliés aux sociétés de gardiennage ne sont liés par aucun contrat aux établissements du secteur» et que par voie de conséquence «la gestion de leur carrière incombe aux sociétés les ayant recrutés», précisant que «les établissements relevant du secteur ne sont pas en mesure de les intégrer, et qu’il n’est pas de leur ressort d’intervenir dans les contrats de travail de ces agents».
Rappelons que des employés d’Algérie Télécom affiliés aux sociétés de gardiennage, notamment à Ghardaïa, avaient, récemment, tenu un sit-in de protestation et exprimé leurs préoccupations, notamment en ce qui concerne leur intégration au niveau des établissements du secteur.
En effet, une trentaine de contestataires, représentant les 184 agents de sécurité employés par une entreprise privée sur le territoire de la wilaya de Ghardaïa, avaient ce jour-là, organisé un sit-in de protestation devant le siège d’Algérie Télécom au chef-lieu de wilaya.
Ces derniers étaient inquiets pour leur avenir du fait que l’entreprise de gardiennage Vigil Plus qui les avait recrutés quittait les lieux et qu’ils allaient être repris par une nouvelle société, Gardamine en l’occurrence, avec des «conditions draconiennes et des salaires revus à la baisse», selon l’un des protestataires qui s’est exprimé devant des caméras de télévision et des enregistreurs de la presse écrite. Un autre avait alors ajouté, qu’ils exigent «d’être intégrés dans les effectifs d’Algérie Télécom que nous avons défendu au péril de nos vies pendant la décennie noire. C’est grâce à nos sacrifices que les installations, notamment les antennes et les émetteurs-récepteurs, dans les régions isolées, ont été préservées de la destruction par les terroristes».
Pour le ministère, «étant donné que le domaine de gardiennage et de sécurité a ses spécificités et ses exigences, les établissements du secteur ont sélectionné des entreprises publiques et privées spécialisées dans la sécurité conformément au règlement en vigueur, avec lesquelles ils ont signé des contrats dans le but de garantir la sécurité de leurs sièges et structures déployés au niveau des 48 wilayas. Ces sociétés spécialisées ont mis à la disposition d’Algérie Télécom 5 773 agents de sécurité, ce qui a permis la création de plusieurs postes d’emploi». Même si le ministère affirme que les établissements de son secteur ne sont pas directement concernés, il dit néanmoins veiller «à ce que les dirigeants des sociétés de gardiennage s’engagent à prendre les mesures nécessaires pour l’amélioration des conditions socio-professionnelles de leurs employés, et ce, en vertu du cahier de charges et des dispositions contractuelles liant les deux parties». Le ministère a appelé, dans ce sillage, les sociétés concernées «à prendre toutes les mesures pour la prise en charge des préoccupations de leurs employés», soulignant que «les établissements du secteur s’acquittent de leurs redevances financières et veillent à ce que ces préoccupations ne soit pas utilisées pour porter atteinte à la continuité du service public, notamment durant le mois sacré ». À charge donc pour la nouvelle société de gardiennages (Gardamine) d’assumer ses engagements contractuels envers Algérie Télécom, d’une part, et ses employés, d’autre part, conformément au cahier de charges.<