La commémoration du Mois du patrimoine par la bibliothèque principale de lecture publique du chef-lieu de wilaya est une initiative plus que louable. Dans ce sillage, la journée d’étude intitulée « Les établissements de tutelle et leur rôle dans l’application de la réglementation et la législation algérienne ayant trait à la protection du patrimoine », organisée par la bibliothèque principale, en collaboration avec le service du patrimoine culturel protégé de la direction de la culture de la wilaya d’Oum El Bouaghi, a été animée par un spécialiste.
D’autre part, des ouvrages spécifiques traitant du patrimoine, de l’information à travers la wilaya d’Oum El Bouaghi, de la création de la bibliothèque principale de lecture publique et autres ont fait l’objet d’exposition. La maison de la culture Nouar-Boubekeur a abrité à l’occasion un atelier ayant trait au résumé d’un conte du patrimoine populaire.
Certes, la cérémonie de commémoration du Mois du patrimoine a pour objectif de rappeler aux citoyens la nécessité de protéger le patrimoine culturel, au demeurant constituant la mémoire collective de la région, voire sa carte d’identité culturelle, néanmoins sur le terrain, la protection du patrimoine culturelle demeure de loin insuffisante et même en deçà des attentes. Un riche patrimoine culturel de la wilaya demeure à l’abandon depuis des années.
En effet, clôturer la ville romaine de Sigus ne signifie pas sa protection. Des escargotières, des dolmens et autres vestiges historiques attendent d’être rassemblés dans un lieu.
Car l’organisation de la cérémonie de commémoration telles les expositions n’est pas la finalité du Mois du patrimoine, qui demeure la situation réelle de ce patrimoine sur le terrain en quête de valorisation et de protection.
Car le patrimoine culturel très riche de la wilaya et notamment celui de l’archéologie constitue un véritable musée ouvert de la région.